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Depuis janvier 2025, le Tribunal administratif du logement (TAL) a ordonné l'expulsion d'au moins une trentaine de locataires résidents dans les Résidences privées pour aînés (RPA), au Québec, selon une compilation de données faite par Radio-Canada. Même en Estrie, une crainte existe quant à la possibilité que de plus en plus d'aînés soient expulsés de leur domicile et qu'ils se retrouvent à la rue.
C’est une situation qui existe un peu partout sur le territoire. Les ainés vivent plus longtemps, donc plus vieux, mais avec des problèmes de santé , résume Marc Fortin, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA).
M. Fortin indique que chez certains aînés, c’est l’attente pour accéder à un Résidence intermédiaire ou à un Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui peut entraîner des problématiques financières.
Il faut les aider en amont. Il y a encore du travail à faire avec le gouvernement, plaide-t-il.
Le président-directeur général avance que pour minimiser les possibilités d’expulsion chez les aînés, il faut construire plus de résidences pour aînés, et ce, à prix moindres.
[On aimerait] commencer à voir comment on peut alléger les obligations du bâtiments pour réduire les coûts, pour qu’on puisse construire. Même les [organismes à but non lucratif] n’arrivent pas à partir [leurs projets], dit-il.
Selon les estimations du RQRA, il faut construire jusqu’à 110 000 nouvelles places pour aînés d’ici 2035.


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