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Chaque semaine, environ 700 patients fréquentent l’urgence de l’hôpital Notre-Dame, dans le centre-sud de Montréal.
Comme l’explique Éric Plante, coordonnateur de la sécurité et des mesures d'urgence au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, chaque patient doit se soumettre à une fouille systématique.
C'est tout simplement pour éviter les accidents, parce que les actes de violence sont de plus en plus fréquents dans notre environnement, affirme M. Plante. On a voulu rendre les lieux sécuritaires pour l'ensemble de la clientèle, les usagers et les employés.
Environ 130 personnes et professionnels de la santé travaillent à l’urgence de cet hôpital.

Des caméras de surveillance sont utilisées dans certains hôpitaux, en particulier à l'urgence de l'hôpital Notre-Dame.
Photo : Ivanoh Demers
Lors des fouilles, l’équipe de M. Plante découvre parfois des armes blanches ainsi que des armes à feu (ou des répliques).
On remet juste le matériel qui est légal. Les armes prohibées ne sont pas remises.
Un incident survenu en novembre 2023, soit une agression à l’arme blanche entre deux usagers dans la salle d’attente, a agi comme catalyseur pour aller de l’avant.
On est au centre-ville : on a beaucoup de clientèle variée avec des problèmes de santé mentale, des personnes en situation d'itinérance qui se mélangent avec la clientèle, souligne le coordonnateur de la sécurité.
Depuis notre passage à cette urgence, il y a quelques mois, l’hôpital a ajouté, la veille de Noël, une arche de sécurité.
Des consultations étaient en cours depuis 2024 à l’hôpital Notre-Dame pour l'installation d'une arche de sécurité permanente, indiquent des documents obtenus auprès de la CNESST en vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics.
Dans un rapport publié en juin 2024, un inspecteur de la CNESST notait également que la procédure de vérification des effets personnels et l'utilisation de détecteurs de métaux n'étaient pas encore appliquées en attendant l'installation de casiers, l’obtention d'un avis juridique et la rédaction de communications publiques.

À leur arrivée, les patients peuvent déposer leurs effets personnels dans un casier avant d'être fouillés.
Photo : Ivanoh Demers
Bracelets accompagnateurs
Parmi les autres mesures utilisées à l’urgence de l’hôpital Notre-Dame, on trouve des bracelets d’identification, tant pour les patients que pour les personnes qui les accompagnent.
Comme le précise Éric Plante, du CIUSSS, tant le patient que l’accompagnateur sont fouillés à l’entrée et doivent porter un bracelet d’identification.
Toute personne qui franchit la salle d’observation, s'il n'y a pas de bracelet, n’a pas d'affaire là, explique-t-il. Autrement, elle pourrait être guidée.
D'autres hôpitaux sont aux prises avec des problèmes de sécurité.


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