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Signe que l’été est arrivé, les animateurs de camps de jour s'occupent depuis lundi de leurs groupes d'enfants. Pour une quatrième année à Sherbrooke, le programme de collations Après la cloche permet de combattre l'insécurité alimentaire chez les jeunes.
Les organismes sherbrookois affiliés à Après la cloche, Moisson Estrie et la Grande Table, préparent des collations et des repas destinés aux participants, dont les boîtes à lunch sont moins bien garnies.
Cette aide d’Après la cloche est précieuse pour les organismes qui coordonnent les camps de jour à travers la ville. Le centre Multi Loisirs, responsable de plusieurs camps de jour à Sherbrooke, estime qu’environ 10 % des jeunes n’ont pas suffisamment d’aliments pour passer à travers la journée.
[Le but est vraiment] d’aider les enfants qui ont des boîtes à lunch vides, qui n’ont pas de lunch ou pas de collation. Pour nous, c’était fréquent qu’on ait à débourser pour nourrir ces enfants. Mais depuis 4 ans, on a cette aide [de Moisson Estrie et la Grande Table], qui est très appréciée, laisse tomber Nathalie Bouchard, directrice générale du Centre Multi Loisirs Sherbrooke.

Nathalie Bouchard est directrice générale du Centre Multi Loisirs Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
L’organisme de dépannage alimentaire Moisson Estrie a prévu 2000 sacs de collations pour la saison estivale. [On pense notamment] à des fruits, des barres de céréales, des accompagnements qui seront nutritifs. Nous voulons aussi que les denrées soient facilement transportables, relate le directeur général de Moisson Estrie, Christian Bibeau.
Le directeur général de la Grande Table, Vincent Boutin, estime que son organisme vient aussi donner un coup de pouce alimentaire durant la saison estivale. Durant l’année scolaire, il y a plusieurs services qui sont en place pour permettre à nos jeunes d’apprendre le ventre plein, mais l’été, il y a un vide de service, laisse-t-il tomber.

Vincent Boutin est le directeur général de la Grande Table
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
M. Boutin veut tout de même contribuer à endiguer le sentiment de précarité alimentaire, particulièrement chez les jeunes. La pauvreté vient avec un poids social très énorme qu’on sous-estime. Alors si on peut donner un repas, de façon digne à nos jeunes, dans nos camps de jours, juste là on donne un bon coup de main à nos jeunes, explique-t-il.


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