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La Fédération du préhospitalier du Québec (FPHQ), qui représente des ambulanciers à travers la province, déclenchera une grève illimitée à compter du 24 décembre, le Tribunal administratif du travail (TAT) ayant approuvé les modalités du débrayage.
« Le Tribunal conclut que les services prévus à l’entente […] sont suffisants pour ne pas mettre en danger la santé ou la sécurité publique durant la grève », a conclu le juge Benoît Roy-Déry dans une décision rendue publique lundi. Ce sont 39 syndicats affiliés à la FPHQ qui sont concernés.
« Ça fait cinq séances de négociations qu’on a avec le Conseil du trésor, le ministère de la Santé et l’employeur, et on n’a toujours pas reçu le cahier de demandes de l’employeur. Il y a vraiment une réelle perte de temps », déplore Jérémie Corneau-Landry, vice-président exécutif de la FPHQ. Les négociations ont commencé en septembre, mais il estime que les représentants du syndicat se « déplacent dans des rencontres de négociations qui ne sont pas de la négociation ».
Les conventions collectives des paramédicaux sont arrivées à échéance le 31 mars 2025. La FPHQ représente quelque 2000 paramédicaux dans plusieurs régions du Québec.
Les services essentiels à la population seront maintenus ; les ambulanciers mettront surtout en place des « moyens de pression administratifs ».
Les régions administratives de Montréal et Laval ne sont pas concernées puisqu’elles sont desservies exclusivement par Urgences-santé.
Régime de retraite
Les ambulanciers réclament de meilleures conditions de travail, mais la « pierre angulaire » au cœur du litige est l’amélioration de leur régime de retraite. « Présentement, pour qu’un paramédic puisse partir à la retraite sans pénalité ou sans diminution de sa rente, il faut qu’il se rende jusqu’à 65 ans d’âge », affirme M. Corneau-Landry. « Sachant qu’un paramédic sort de l’école à 20 ans, [il faut donc] 45 ans de service, et il faut également considérer que le travail de paramédic est difficile pour le physique et le mental. »
La FPHQ souhaite que ses membres puissent partir à la retraite à l’âge de 58 ans ou après 35 années de service. Son vice-président estime qu’il s’agit d’une demande « réaliste ».
Quant aux « moyens de pression administratifs », M. Corneau-Landry donne en exemple la facturation des transports ambulanciers, les formulaires transmis à l’employeur ou encore le refus d’effectuer certaines tâches ménagères dans les casernes le temps de la grève.
Dans sa décision, le juge Benoît Roy-Déry précise aussi que « certains services ne seront pas rendus ou seront rendus différemment durant la grève ». Entre autres, « les équipes affectées à des transports interhospitaliers ne feront aucun retour d’escortes médicales », sauf si un patient est à bord du véhicule. Les paramédicaux n’aviseront pas non plus l’établissement hospitalier de leur arrivée, sauf en cas d’urgence.
Les cas moins urgents, comme le transport ou le retour de patients stables, seront traités entre midi et 17 h, à l’exception des personnes en soins palliatifs et du service aéromédical.


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