«On savait depuis longtemps qu’on n’y échapperait pas, mais l’ambiance est quand même particulière.» Dans la rédaction de 20 minutes lundi, alors que se préparait le tout dernier numéro d’une aventure qui aura duré près de vingt ans, et le départ de nombreux collègues, beaucoup de vêtements noirs et de moral dans les chaussettes. «Déni», «vague à l’âme», «tristesse» et «quelques résidus de colère», témoignent des journalistes sous le couvert de l’anonymat.
Dans le paysage médiatique romand, c’est une institution populaire qui disparaît cette semaine. Le journal qu’on ramassait sur les sièges de train, que certains embarquaient par piles pour les ramener au bureau ou à la salle d’attente, celui dont le mot croisé fidélisait même les lecteurs les moins férus d’actualité. Un titre gratuit souvent vilipendé, et pourtant lu par quelque 400 000 lecteurs quotidiens, parmi les plus fortes audiences romandes.


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