NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Bien que l'Ontario ait enregistré une baisse de plus de 50 % des décès liés aux opioïdes depuis 2021, le Nord de la province demeure frappé par des taux de mortalité records. La circulation de drogues de rue de plus en plus toxiques, dont des tranquillisants vétérinaires, inquiète les experts de santé publique.
Selon les données du dernier rapport du Bureau du coroner en chef, le Nord de la province enregistre de manière constante les taux de mortalité les plus élevés.
Les professionnels de la santé dénoncent la toxicité croissante de l’approvisionnement clandestin.
Bien que le taux provincial de 2025 affiche un recul de 54 % par rapport à 2021, il dépasse encore de 44 % le niveau de 2016.
Thunder Bay domine à nouveau ce triste classement avec 52,72 décès pour 100 000 habitants, soit plus de cinq fois la moyenne ontarienne (8,96).
Les municipalités nordiques occupent d'ailleurs trois des cinq premières places provinciales : North Bay se classe troisième (30,83) et le Grand Sudbury quatrième (28,36).
La tendance générale s'améliore néanmoins. À Thunder Bay, le taux de mortalité a reculé de 37 % par rapport au pic de 2022 (77,2), selon le Réseau de recherche sur les politiques en matière de drogues de l'Ontario.
La publication de ces chiffres coïncide avec deux alertes aux drogues distinctes publiées cette semaine dans le Nord-Ouest.
Le Bureau de santé du Nord-Ouest a lancé une première alerte mardi, après avoir recensé 11 surdoses non mortelles en une seule journée à Kenora.
Le lendemain, Centres de santé communautaire NorWest à Thunder Bay a signalé la circulation d'un mélange de substances mortelles détecté lors de dépistages.
La majorité des opioïdes de rue dans le Nord sont des produits de contrebande. Vendus comme du fentanyl pur, ils contiennent en réalité des mélanges de substances hautement toxiques, explique le Dr David Marsh, vice-président de la recherche à l'École de médecine du Nord de l'Ontario (EMNO).
Des sédatifs vétérinaires jamais approuvés pour la consommation humaine, tels que la médétomidine et la xylazine, infiltrent désormais l'Ontario et le Manitoba.

Le Dr David Marsh, de l’École de médecine du Nord de l’Ontario, met la population en garde contre les opioïdes illégaux, soulignant que certains contiennent un mélange de fentanyl et d'autres substances toxiques.
Photo : Institute for Clinical Evaluative Sciences
Pour briser ce cycle, le Dr Marsh préconise une coordination accrue du système de santé afin d'offrir des parcours de soins durables et adaptés aux personnes souffrant de troubles mentaux et de dépendances.
Passage de l'héroïne au fentanyl et au carfentanil
La substance trouvée à Kenora sous le nom de dizzy contiendrait du carfentanil.
Selon le Dr Marsh, moins d'un quart de cuillère à thé de fentanyl pur peut s'avérer mortel, mais le carfentanil est 100 fois plus puissant.
Par conséquent, l'ajout de seulement quelques grains à un mélange suffit à provoquer une surdose.
À Thunder Bay, une alerte a également été lancée concernant une substance initialement désignée comme du crack, mais dont les analyses ont révélé la présence de furanylethyl-fentanyl, de fluorofentanyl, de cocaïne et de phénacétine.
David Marsh explique que la majeure partie du fentanyl illicite circulant au Canada est produite à l'étranger.
Cette réalité a transformé le marché de la drogue, alors que l'héroïne a été délaissée au profit du fentanyl et du carfentanil.
Ces substances, plus faciles à dissimuler en petites quantités, permettent d'échapper plus aisément aux contrôles policiers tout en conservant une valeur marchande élevée.

Une note autocollante avertissant des dangers du carfentanil est affichée au centre d'accueil PACE (People Advocating for Change Through Empowerment) à Thunder Bay.
Photo : Radio-Canada / Sarah Law
Bien que la naloxone soit distribuée gratuitement en pharmacie pour contrer les surdoses d'opioïdes, elle demeure inefficace face aux autres types de drogues mélangées.
Les traitements de substitution, tels que la méthadone et la buprénorphine, restent les outils les plus efficaces pour réduire les risques de décès, avec une efficacité supérieure à 80 %.
Fermeture des sites de consommation supervisée
En mars dernier, le gouvernement de Doug Ford a annoncé le retrait du financement de sept sites de consommation supervisée, entraînant leur fermeture prévue pour la mi-juin.
Cette mesure fait suite à la fermeture forcée de neuf autres sites l'année précédente, en raison de leur proximité avec des établissements scolaires ou de garde.

La semaine dernière, le ministère de la Santé de l'Ontario a informé deux sites de consommation supervisée de Moss Park que leur financement provincial prendra fin dans 90 jours. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Laura Proctor
La province mise désormais sur les centres HART orientés vers les soins primaires, le logement, l'emploi et le traitement de la toxicomanie.
Pour le Dr Marsh, ce recul augmente les risques pour les usagers. Selon lui, les données démontrent que les sites de consommation supervisée sauvent des vies pour ceux qui ne sont pas encore prêts à suivre un traitement, tout en facilitant une transition future vers les soins.
Avec la disparition de ces sites dans le Nord de l'Ontario, le Dr Marsh souligne l'importance de mettre fin à la stigmatisation des usagers, afin de ne pas freiner les demandes d'aide.
Pour lui, le traitement des personnes dépendantes doit se faire avec le même respect que celui accordé aux patients souffrant de n'importe quelle autre maladie chronique.
Avec les informations de Sarah Law, de CBC


1 month_ago
35



























.jpg)






French (CA)