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Le nombre de postes d'emplois vacants diminue d'année en année, selon une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), ce qui pourrait témoigner d'un ralentissement économique. Presque tous les secteurs sont de moins en moins à la recherche de main-d'œuvre.
Le Bilan du marché du travail au Québec en 2025, réalisé par l'ISQ, révèle qu'il y a une réduction de plus de 23 % du nombre de postes vacants en Estrie entre 2024 et 2025.
Cette tendance suit une allure provinciale. Depuis 2022, le nombre de postes vacants au Québec a diminué de plus de 50 %.

D'après le Bilan du marché du travail au Québec en 2025, le nombre de postes vacants au Québec a diminué de plus de 50 % entre 2022 et 2025.
Photo : Page web / Institut de la statistique du Québec
Le commerce de détail, le transport et l'entreposage, la restauration et l'hébergement, ainsi que les soins de santé figurent parmi les secteurs qui ont le moins de postes vacants. Seule l'industrie de la construction est épargnée.
Signe d'un ralentissement économique
Ce qui s'est passé avec les tarifs douaniers des États-Unis et les temps plus ardus économiquement engendrent moins de contrats [pour les entreprises], donc elles engagent moins, explique le président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Sherbrooke, Bruno Mecatti.
Si les contrats baissent, c'est sûr qu'il y a moins de productivité.

Bruno Mecatti est restaurateur et président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
La productivité mesure l’efficience, c’est-à-dire la quantité produite dans une période donnée, note la Banque du Canada sur son site web.
Bruno Mecatti, également restaurateur à Sherbrooke, témoigne qu'une diminution de la productivité nuit à l'expansion de l'économie québécoise.
Double discours sur les besoins de main-d'œuvre
Malgré cette réduction du nombre de postes vacants, certains secteurs ont encore des besoins à combler en main-d'œuvre, entre autres en raison des politiques qui touchent les travailleurs étrangers.
La Fédération des Chambres de commerce du Québec et le Conseil du patronat du Québec déplorent les politiques gouvernementales en matière d'immigration. Les deux regroupements jugent que les politiques actuelles laissent dans l'incertitude certaines entreprises qui dépendent de la main-d'œuvre des travailleurs étrangers.
Le double discours se tient, selon Bruno Mecatti. Le président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Sherbrooke constate des besoins croissants pour des postes spécialisés, notamment en raison des nouvelles technologies.
La situation pourrait bénéficier aux nouveaux arrivants, mais, selon le directeur général du Service d'aide aux Néo-Canadiens à Sherbrooke, Serge Ranger, l'instabilité de leur statut peut rendre défavorable leur embauche.
Les jeunes chercheront encore leur « job » d'été
Plusieurs jeunes ont déjà commencé leurs recherches d'emploi pour cet été, mais d'après le directeur du Carrefour jeunesse-emploi de Sherbrooke, Francis Perron, elles continueront d'être ardues.
Il faut être créatif pour leur trouver des milieux de travail.
Depuis plusieurs mois, l'emploi est difficile au niveau de la jeunesse, particulièrement au niveau du premier emploi avec des jeunes qui ont peu d'expérience ou qui sont peu qualifiés, explique le directeur de l'organisme qui les supporte dans leurs recherches.
Il estime que les opportunités d'emplois seront encore maigres cet été pour les jeunes qui compétitionnent avec une automatisation grandissante des services.
Dans son étude, l'Institut de la statistique du Québec partage, malgré tout, de bonnes nouvelles pour les consommateurs . Selon celle-ci, le salaire horaire a augmenté plus vite que l'indice des prix à la consommation dans la dernière année.


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