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Une trentaine de personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont participé à un cours de danse adapté à Vancouver. Les ateliers offerts par l'organisme Dancing with Parkinson's ont pour but d’améliorer le quotidien des gens atteints de cette condition neurodégénérative progressive.
Cynthia McLean a reçu un diagnostic de la maladie de Parkinson en 2022. Ce qui l’aide le plus, dit-elle, c’est bouger. Elle est inscrite à des cours de boxe auxquels elle assiste deux fois par semaine depuis bientôt quatre ans, et elle a aujourd’hui découvert la danse.
Il ne s'agit pas seulement de la coordination, c'est un véritable exercice physique!, s’exclame-t-elle.

Cynthia McLean, au centre, explique qu'avec ses interactions, les cours de danse procurent une communauté.
Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet
Davantage que des mouvements
La maladie de Parkinson a des conséquences principalement sur les régions du cerveau qui contrôlent le mouvement. Des tremblements incontrôlables, des muscles rigides et une lenteur des mouvements la caractérisent.
Au Canada, 110 000 personnes vivaient avec la maladie en 2024, dont plus de 17 500 en Colombie-Britannique, selon Parkinson Canada. L’organisme s’attend à ce que ce nombre grimpe à 150 000 à l’échelle du pays d’ici 2034.
Les bienfaits de la danse pour la maladie de Parkinson sont liés à la mobilisation des différentes voies que le cerveau utilise pour activer un mouvement, qu'il soit court et rapide ou plus long et plus gracieux, explique la docteure Tiffany Chow, neurologue et professeure de médecine à l’Université de la Pennsylvanie, qui soutient l’initiative de Dancing with Parkinson’s.
Des études scientifiques montrent les bénéfices de la danse sur la motricité, l’élocution, la santé mentale et la socialisation, notamment, des personnes atteintes du parkinson.

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Photo : Radio-Canada
L’artiste avant le patient
L’atelier de lundi était donné par la danseuse professionnelle Sarah Robichaud. Il y a 18 ans, elle travaillait comme entraîneuse personnelle, et l’un de ses clients a reçu un diagnostic de la maladie de Parkinson.
Il n'aimait pas soulever des poids. [...] Il m'a alors dit ‘Je veux apprendre à danser pour le mariage de ma fille!’ Elle n'avait même pas de petit ami à ce moment-là!, raconte la fondatrice et dirigeante de l’organisme Dancing with Parkinson’s.
Au-delà de la danse, Sarah Robichaud remarque que les ateliers font ressortir le côté artistique des participants.
Il n'y a pas de patients dans cette salle. Tout le monde est danseur, tout le monde est artiste. Et quand on est artiste, on ne peut pas se tromper, car la façon dont on s'exprime à travers son corps ou son visage est tout à fait unique et propre à sa propre créativité.

Sarah Robichaud, au centre, est la fondatrice Dancing with Parkinson's, un organisme qui a pour mission de faire profiter les personnes atteintes de la maladie des bienfaits sociaux, émotionnels et physiques de la danse.
Photo : Radio-Canada / Christophe Barachet
Bouger pour encore mieux bouger
Richard Mayede a été diagnostiqué en 2005, lorsqu'il avait 37 ans. Il a découvert la danse en 2016.
Il raconte qu’il se sentait anxieux avant de suivre son premier cours. Je m'inquiétais un peu de la façon dont les gens me percevaient. Mais après avoir suivi ce cours de danse, je m'en moquais complètement!, se souvient-il.
Aujourd’hui, il pratique aussi le pickleball et le hockey-balle. Ça m’a vraiment aidé, dit-il.
L'organisme Dancing with Parkinson's offre des cours gratuits dans plusieurs villes canadiennes, ainsi qu’en ligne tous les jours. Le cours de lundi à Vancouver a servi de préparation pour un programme hebdomadaire permanent qui devrait être lancé dans la ville plus tard cette année.
Avec des informations de William Burr


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