Le pape Léon XIV a fustigé jeudi lors de la messe de Noël «l’absurdité» des discours belliqueux et les «blessures ouvertes» laissées par les guerres, au terme d’une année assombrie par les conflits et polarisations politiques mais marquée par des espoirs de paix à Gaza et en Ukraine.
L’année 2025 s’achève avec des sources d’espérance pour la communauté chrétienne qui a célébré son premier Noël festif à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis le début de la guerre à Gaza.
Mais l’appel du souverain pontife à une trêve d’un jour dans le monde n’a pas été entendu en Ukraine, où la guerre fait rage depuis près de quatre ans, au moment où il s’apprête à prononcer, à 12H00 (11H00 GMT) sa bénédiction «Urbi et Orbi» (à la ville et au monde).
En images: Bethléem, Genève, Melbourne ou Karachi, le monde au rythme des célébrations de Noël«Des ruines et des blessures ouvertes»
Avant cette intervention très attendue, le premier pape américain a dénoncé jeudi matin lors de la messe à la basilique Saint-Pierre de Rome les guerres qui «laissent derrière elles des ruines et des blessures ouvertes».
«Fragiles sont les esprits et les vies des jeunes contraints de prendre les armes, qui, sur le front, ressentent l’absurdité de ce qui leur est demandé et le mensonge dont sont imprégnés les discours grandiloquents de ceux qui les envoient mourir», a-t-il lancé.
Penser «aux tentes de Gaza»
Il a également dit penser aux «tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid», alors que des centaines de milliers de Gazaouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes.
Malgré la grave crise humanitaire, la trêve entrée en vigueur en octobre à Gaza, bien que fragile, a permis le retour des célébrations festives à Bethléem, berceau du christianisme en Cisjordanie occupée. Par solidarité avec les Palestiniens du territoire, les festivités avaient été annulées en 2023 et 2024 mais cette année, avec la trêve, l’immense sapin de Noël s’est de nouveau illuminé devant la basilique de la Nativité, construite sur la grotte où la tradition chrétienne situe la naissance du Christ.
Comme ailleurs dans la région et au Moyen-Orient, les chrétiens représentent une minorité en Terre sainte, avec une communauté de 185 000 personnes en Israël et 47 000 dans les Territoires palestiniens.
Mercredi soir, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont assisté à la messe dans la seule église catholique romaine du territoire palestinien, à Gaza City.


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