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France 08/06/2026 06:30 Actualisé le 08/06/2026 07:07
Invité du « 20 heures » de France 2, le ministre a évoqué l’existence possible de nouvelles victimes de Jérôme Barella, principal suspect dans l’affaire Lyhanna.

Invité du 20 Heures de France 2, Laurent Nuñez a indiqué que de nouvelles plaintes pourraient être déposées contre Jérôme Barella dans les prochains jours.
Alors que les zones d’ombre continuent de s’accumuler dans l’affaire Lyhanna, Laurent Nuñez estime que le dossier pourrait encore s’alourdir. Invité du journal de 20 heures de France 2 ce dimanche 7 juin, le ministre de l’Intérieur a indiqué que « d’autres plaintes » pourraient être déposées contre Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de la collégienne de 11 ans, « dans les heures ou les jours qui viennent ».
Une déclaration qui laisse entrevoir l’émergence possible de nouvelles victimes. Sans préciser le nombre de signalements susceptibles d’arriver, le ministre assure s’appuyer sur des informations remontées par les services de gendarmerie.
À ce stade, Laurent Nuñez indique que six procédures judiciaires sont déjà recensées à l’encontre de Jérôme Barella, en incluant celle ouverte après la mort de Lyhanna. Le ministre évoque également un signalement transmis par l’Éducation nationale.
De nouvelles révélations alors que les circonstances ayant permis au suspect d’échapper jusque-là à des poursuites plus poussées continuent de susciter l’incompréhension. Au cœur des interrogations figure notamment une plainte déposée en août 2025 par la mère d’une fillette de 10 ans qui accusait Jérôme Barella de viol.
Selon le ministre, plusieurs investigations avaient pourtant été menées : audition de l’enfant dans le cadre d’une procédure spécialisée de recueil de la parole des mineurs, expertises psychologiques, examens médicaux et identification du suspect.
« Manque de bon sens »
Au cours de l’entretien avec Laurent Delahousse, Laurent Nuñez a également été interrogé sur le témoignage de cette mère, qui affirme avoir multiplié les appels auprès de la gendarmerie pour connaître l’avancée du dossier. Selon son récit, il lui aurait même été répondu qu’elle risquait une plainte pour harcèlement si elle continuait à appeler.
« Je n’ai pas de raison de remettre en cause la parole de cette maman », a réagi le ministre, assurant vouloir vérifier précisément les circonstances de ces échanges. « Dans un dossier comme celui-ci [...], il y avait déjà des éléments d’enquête qui étaient assez accablants, on comprend mal que la personne n’ait pas été entendue », a toutefois reconnu Laurent Nuñez. « Je me bats tous les jours pour qu’il n’y ait pas de nouvelles petites Lyhanna ».
Face aux questions sur les responsabilités des différents services impliqués, Laurent Nuñez a évoqué « des dysfonctionnements » et même un « manque de bon sens », tout en rappelant que les enquêtes administratives lancées par le ministère de l’Intérieur et la Chancellerie devront établir précisément ce qui s’est passé. « C’est effectivement un drame qui aurait pu être évité », a-t-il ajouté.
Alors que Gérald Darmanin a demandé l’examen de 70 000 plaintes impliquant des mineurs, Laurent Nuñez a tenu à défendre le travail des forces de l’ordre. « Je ne veux pas que ce qui apparaît manifestement comme un dysfonctionnement masque le travail remarquable qui est fait par les fonctionnaires de police et les militaires de la gendarmerie », a-t-il déclaré.


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