Vendredi, un collier en or appartenant au Trésor de Vix a été volé au musée de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or). Après ce nouveau vol dans un lieu culturel, les pièces « les plus vulnérables » exposées dans les musées doivent être « mises à l'abri » dans un autre lieu « dans l'attente de la sécurisation de leur présentation », a annoncé ce lundi le ministère de la Culture.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:23 | mis à jour aujourd'hui à 18:37 - Temps de lecture :

Le torque est un jonc d'or pesant 480 grammes. Il fait partie du trésor de Vix, découvert en 1953 dans une sépulture princière. Photo EBRA/Le Bien Public/Christophe Suchaut Le torque est un jonc d'or pesant 480 grammes. Il fait partie du trésor de Vix, découvert en 1953 dans une sépulture princière. Photo EBRA/Le Bien Public/Christophe Suchaut

Les pièces « les plus vulnérables » exposées dans les musées doivent être « mises à l'abri » dans un autre lieu « dans l'attente de la sécurisation de leur présentation », a annoncé ce lundi le ministère de la Culture, trois jours après un nouveau vol en Côte-d'Or, comme le rapportait Le Bien Public. Ce vol d'un collier en or appartenant au Trésor de Vix, qui intervient neuf mois après le casse retentissant au musée du Louvre, « souligne une nouvelle fois la nécessité de renforcer la sûreté des établissements patrimoniaux », a indiqué dans un communiqué le ministère, qui a présenté 33 mesures pour renforcer la sûreté des établissements patrimoniaux et des lieux de conservation de biens culturels. Elles comprennent notamment la réalisation d'une cartographie des établissements les plus sensibles, l'instauration d'une « visite obligatoire des musées » aléatoire par les conseillers sûreté de la Mission sécurité, sûreté et audit du ministère de la Culture ou encore le renforcement des formations des agents.

« La violence s’est accentuée, il faut s’en soucier quotidiennement et c'est devenu impératif, ce qui n'était pas le cas il y a 20 ans », a estimé devant la presse la ministre de la Culture Catherine Pégard. Elle n'a en revanche pas donné de précisions quant au retrait des vitrines d'objets jugés très « vulnérables », invoquant des raisons de sécurité des œuvres. Mais elle a dit n'être « pas favorable » à l'exposition de copies en remplacement des originaux.

Ce plan émane d'un groupe de travail piloté par la direction générale des patrimoines et de l'architecture et s'appuie sur les conclusions de plusieurs commissions parlementaires. Une proposition de loi, portée par le député (LR) Alexandre Portier qui a présidé une commission d'enquête sur ce sujet à l'Assemblée, est d'ailleurs en préparation, a indiqué le ministère. Ces travaux ont été lancés dans le sillage du cambriolage dans la galerie d'Apollon au Louvre, le 19 octobre 2025. Ce vol, en plein jour et au mode opératoire rocambolesque, avait sidéré le monde entier et mis en évidence une série de failles dans la sécurité du musée le plus visité au monde, avec neuf millions de visiteurs en 2025.

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