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Ce qui devait être une fin de soirée paisible après une danse ronde traditionnelle a tourné au drame pour la famille Wahpistikwan. Mardi matin, Neil Wahpistikwan a été atteint mortellement par des coups de feu dans la Nation crie de Big Island Lake, situé dans le nord-ouest de la Saskatchewan, près de la frontière avec l'Alberta.
Le père de la victime, Larry Wahpistikwan, a raconté à CBC/Radio-Canada les moments déchirants où il a découvert l'ampleur de la tragédie. Alors qu'il s'apprêtait à dormir après être revenu d'une danse ronde à Moon Lake, son frère l'a appelé pour lui annoncer que son fils avait été touché.
Arrivé sur les lieux, Larry a vu les policiers pratiquant désespérément des manœuvres de réanimation cardiorespiratoire sur son fils, étendu sur la route.
J'ai été sous le choc quand je l'ai appris. J'ai dû être fort en allant sur place, mais je n'ai pas pu me retenir. Ma famille souffre en ce moment, tout comme moi je souffre, confie-t-il.
Le frère de Larry, Gary Wahpistikwan, a été le premier témoin des conséquences de l'attaque. Vers 5 heures du matin, il a entendu plusieurs coups de feu devant sa maison avant que l'on ne frappe violemment à sa porte.
Quand j'ai ouvert, deux filles se tenaient là, et un garçon était allongé sur les marches. Il avait reçu une balle dans le dos, raconte Gary. Selon les témoins, un véhicule de type côte à côte serait passé devant le groupe, aurait fait demi-tour et, après avoir dit quelque chose à Neil, les occupants auraient ouvert le feu.
Neil Wahpistikwan est décrit par son oncle comme un homme extraverti qui passait son temps à rire et à plaisanter avec ses proches. Un autre neveu de Gary figure parmi les trois blessés transportés à l'hôpital.
De son côté, la GRC n’a pas confirmé l’identité des victimes. Elle a cependant précisé que les blessures des trois victimes transportées à l'hôpital étaient graves, mais qu’on ne craint pas pour leur vie.

Neil Wahpistikwan a été abattu mardi matin, selon son père.
Photo : Facebook / Neil Wahpistikwan
Une communauté sous tension et sous-financée
La fusillade a entraîné le confinement de la communauté et de sept établissements de santé environnants pendant la majeure partie de la journée de mardi. L'alerte de sécurité a été levée en fin d'après-midi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui indique qu'il n'y a plus de risque imminent pour le public. Cependant, les deux suspects armés d'un pistolet et circulant en véhicule tout-terrain (VTT) courent toujours, selon la GRC.
Le gestionnaire de la bande, Geoffrey Sandfly, a lancé un appel à l'aide, soulignant que la nation crie ne dispose pas des fonds nécessaires pour assurer la sécurité et lutter contre l'épidémie de problèmes de santé mentale qui frappe la région.
Nous avons besoin de l'aide du gouvernement pour combattre l'épidémie de santé mentale à laquelle nous faisons face, affirme M. Sandfly, précisant que du personnel est actuellement en attente pour soutenir les familles traumatisées.
En journée mercredi, la GRC a confirmé que l'enquête se poursuit pour identifier les auteurs de ce crime et déterminer le mobile de l'attaque. Pour l'instant, aucune arrestation n'a été effectuée. La GRC, le service de police provinciale (Saskatchewan Marshals Service) et l'Équipe de protection et d'intervention (PRT) du Gouvernement de la Saskatchewan restent dans la Première Nation pour patrouiller et aider à sécuriser les lieux.
Avec les informations de Chris Edwards


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