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Opposée à l’Irak lundi pour son deuxième match de Coupe du monde, l’équipe de France veut finir en tête de son groupe.
Ces fameux détails qui peuvent vous faire perdre une Coupe du monde. Sans pour autant vous la faire gagner. Didier Deschamps adore utiliser ces mots au moment d’expliquer certains choix, au premier abord futiles auprès du grand public mais déterminants pendant six semaines de compétition.
Victorieuse du Sénégal (3-1) mardi au MetLife Stadium, l’équipe de France est attendue lundi à Philadelphie pour affronter l’Irak avec la ferme intention de bisser et, ainsi, de sécuriser cette première place du groupe I. Une ambition logique quand on débarque en Amérique pour glaner une troisième étoile. Mais cet objectif recèle quelques particularités qui pourraient compter quant à cette quête des « fameux détails ».
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Dès le tirage au sort de la Coupe du monde, le 5 décembre 2025, le sélectionneur, qui connaît la question par cœur après quatorze années de mandat, a demandé à ses équipes de dénicher le meilleur compromis en termes de camp de base et de lieu d’entraînement. Avec des matchs du premier tour sur la côte est des États-Unis (New York, Philadelphie, Boston), l’idée était d’effectuer des trajets courts et de bénéficier d’une température plus clémente pour éviter de fatiguer les organismes.
Garder le camp de base jusqu’à la fin du parcours
La France est l’une des dix nations à bouger le moins lors du premier tour. Six heures d’avion (2 heures aller-retour New York, 4 heures A/R Philadelphie). À titre de comparaison, l’Angleterre de Thomas Tuchel, dont le camp de base est à Kansas City, avec des matchs à Dallas, Boston et New York, passera trois fois plus de temps dans les airs que les Bleus lors de la première phase.
Le choix de Boston, plus calme, plus fluide et moins énergivore que la Grosse Pomme, a vite été retenu. Le centre d’entraînement est de qualité, les trajets faciles et la douceur de vie appréciable, même si l’hôtel se situe en centre-ville. Les Bleus se sentent bien dans le Massachusetts, au point même qu’un quartier libre a été « offert » mercredi pour des joueurs qui se sont promenés en ville à vélo, quand d’autres ont profité d’un fast-food, incognito.
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Au-delà de la question sportive (affronter une nation censée être moins forte en 16es) et d’une équipe de France ambitieuse, le staff des Bleus souhaite garder ces conditions de travail le plus longtemps possible. Pour y parvenir, Deschamps ne pense qu’à une chose : terminer devant la Norvège, le Sénégal et l’Irak (battu 1-4 par la Norvège). Dans ce cas, les vice-champions du monde garderaient leur camp de base jusqu’à la fin de leur parcours. Les rencontres étant à New York pour le 16e de finale, Philadelphie en 8es de finale et Boston en quarts de finale. L’unique « gros » déplacement serait à Dallas (4 heures de vol) pour l’éventuelle demi-finale, avant la finale du 19 juillet à New York.
Une deuxième place changerait la donne. Avec plus de déplacements (Dallas, New York, Miami, Atlanta). Une troisième place enverrait les Bleus à Mexico ou encore Vancouver. Le scénario catastrophe côté organisation, trajets et températures. Charge à la bande de Kylian Mbappé de poursuivre sur sa lancée. Dès ce lundi contre l’Irak.


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