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Poursuivie pour homicide involontaire à la suite d'un accident de la circulation survenu il y a un an, sur l'axe Lannion-Guingamp. La prévenue a été relaxée par le tribunal.
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Par Christophe Ganne Publié le 6 mars 2026 à 8h35
Le 20 mars 2025 en début d’après-midi, la victime circulait sur l’axe Guingamp-Lannion, une deux fois deux voies lorsqu‘un autre véhicule s’est engagé sur ce même axe de circulation par la voie d’accélération venant de Rospez.
La victime consciente
La conductrice de ce second véhicule, âgée de 63 ans, voit alors une voiture la dépasser, puis faire une embardée devant elle avant de s’immobiliser sur le toit, sur le bas-côté de la chaussée. Elle s’arrête immédiatement et fait appel aux secours. Elle constate que le conducteur est conscient. Une fois les secours arrivés sur place, ne se sentant plus utile, elle quitte alors les lieux. Malheureusement, la victime, octogénaire, décédera à l’hôpital, le lendemain.
La thèse d’un malaise
Le 15 janvier dernier, la conductrice avait livré sa version de l’accident, à savoir que lorsqu’elle avait vu la voiture la doubler, elle avait vu la tête de l’homme posée sur le volant, le moteur de son véhicule possiblement en surrégime.
Une possible infraction
L’enquête des gendarmes tendaient à démontrer qu’en raison du lieu d’impact du véhicule de la victime avec le talus, l’insertion de la voiture de la prévenue avait dû se faire bien en amont de la fin de la voie d’accélération et donc en franchissant soit la ligne continue soit le » zébra « , ce qui aurait pu provoquer la perte de contrôle de la victime.
Une opposition de version
Cette thèse était soutenue par l’avocat de la famille de la victime, au contraire de sa consœur qui maintenait que sa cliente avait bien fait part dès le début de l’enquête qu’elle avait le sentiment que le conducteur avait fait un malaise au volant. Cette avocate avait également déploré l’absence d’une autopsie qui aurait pu affirmer sans équivoque si le décès de la victime était consécutif aux blessures engendrées par l’accident.
Le tribunal avait alors mis sa décision en délibéré au 5 mars 2026. Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc a prononcé la relaxe de la prévenue au bénéfice du doute, en précisant que l’absence d’autopsie ne pouvait donc permettre d’écarter l’absence d’un éventuel malaise de la victime.
SK
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