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L’ancien chef de l’Etat a déjà été condamné, en février, à la prison à perpétuité pour avoir décrété la loi martiale en décembre 2024 et envoyé l’armée au Parlement et, en juin, à trente ans d’emprisonnement pour le lancement de drones militaires en Corée du Nord.
Yoon Suk Yeol, sur un écran de télévision du métro de Séoul, le 9 juillet 2026. La Cour suprême de Corée du Sud a confirmé, jeudi 9 juillet, la condamnation à sept ans de prison de l’ancien président, Yoon Suk Yeol, pour des faits liés à sa déclaration ratée de loi martiale en 2024 et aux conséquences chaotiques qui en ont découlé.
M. Yoon est accusé d’avoir entravé les délibérations du conseil des ministres et utilisé des signatures falsifiées du premier ministre avant de déclarer la loi martiale, ainsi que d’avoir eu recours à des agents de sécurité présidentiels pour empêcher sa propre arrestation après que les députés ont annulé la déclaration.
Condamné à cinq ans d’emprisonnement en janvier, l’ex-président a vu sa peine alourdie ensuite à sept ans de prison en appel en avril, pour entrave à la justice. Le parquet avait requis une peine de dix ans de prison.
Dépôt d’une plainte
L’ancien chef de l’Etat avait aussi été condamné, le 12 juin, à trente ans d’emprisonnement pour avoir envoyé des drones militaires en Corée du Nord en 2024, afin, selon les procureurs, de provoquer Pyongyang et créer un prétexte pour déclencher la loi martiale.
Le parquet ainsi que la défense de M. Yoon ont formé un pourvoi devant la Cour suprême, dont les décisions sont sans appel. « Tous les recours sont rejetés », a affirmé un juge de la Cour suprême lors d’un arrêt diffusé à la télévision, confirmant ainsi la peine précédemment prononcée par la cour d’appel.
Les avocats de M. Yoon ont exprimé leur « profond regret », accusant la Cour d’avoir statué sur l’affaire « sans délibération suffisante ». Ils ont l’intention de contester cette décision pour des motifs constitutionnels et ont précisé qu’ils déposeraient une plainte. L’ancien président, destitué en avril 2025 et déjà incarcéré, a par ailleurs fait appel d’une autre condamnation, cette fois à perpétuité, affirmant avoir agi « pour le seul bien de la nation ».
Le Monde avec AFP


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