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Il est facile de commencer une guerre. Il est beaucoup plus difficile d’y mettre fin. Au Moyen-Âge, on a eu en Europe la guerre de Cent Ans. Le conflit israélo-palestinien a débuté en novembre 1947 après un vote controversé de l’ONU pour créer l’État juif et perdure depuis.
L’opération spéciale de la Russie en Ukraine s’enlise depuis plus de quatre ans et stagne alors que les morts s’accumulent sans véritables avancées d’un côté comme de l’autre et que Poutine refuse un tête-à-tête avec Zelensky.
Le conflit entre Cuba et les États-Unis a commencé en 1961 lors de l’attaque bâclée de la baie des Cochons. Les Américains ont mené de longues guerres inutiles en Irak, au Vietnam, en Afghanistan et maintenant en Iran.
Après des années de guerre, les belligérants se vouent souvent une haine viscérale, refusent d’écouter les récriminations de l’ennemi, refusent la négociation et parfois oublient les raisons qui ont initialement mené à la guerre. Entre-temps, les citoyens et les soldats continuent de mourir pendant des années dans des guerres sales et absurdes alors que les stratèges militaires ne savent plus trop quels objectifs les diplomates veulent atteindre.
Le fait est que, trop souvent, les parties de ces guerres sans issue refusent de reconnaître qu’il n’y aura pas de gagnants, mais que des perdants. Et qu’ils devront accepter des compromis, mettre leur orgueil de côté et admettre que des milliers de combattants meurent inutilement sans pouvoir prétendre à une victoire totale, d’autant que les guerres modernes tuent de plus en plus de civils, simples victimes collatérales de missiles et de drones aux trajectoires erratiques.
Modération
Les Canadiens français ont été humiliés lors de la Conquête en 1760, le Grand Dérangement, la pendaison des patriotes et autres exactions des Britanniques pour finalement gagner leur place au soleil, certes en baissant les armes, mais aussi en luttant solidairement avec conviction pour exceller, prouver leur valeur et regagner leur dignité non pas par la violence, mais par leur dynamisme, leur débrouillardise, leur entrepreneuriat et leur intelligence.
Il y a plusieurs façons de mettre fin à une guerre sans nécessairement continuer à frapper l’ennemi sans discernement, sans objectif précis et sans trop savoir pourquoi. La diplomatie, la modération et l’acharnement au travail auront toujours meilleur goût.
Faudrait-il donner plus de pouvoirs et de moyens de coercition aux Nations unies et à la Cour pénale internationale ? Notre nouvelle gouverneure générale, Louise Arbour, pourrait peut-être éclairer le Canada et le monde au cours des prochaines années sur les meilleures façons de mettre fin aux guerres vaines et injustes. Les Québécois doivent laisser cette femme exceptionnelle partager sa vision de la paix et de la justice malgré leur rejet légitime de la monarchie britannique.


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