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Le Conseil scolaire francophone (CSF) s’est engagé à prendre les démarches nécessaires pour qu’en 2027, l'éducation francophone soit disponible, à Castlegar. Pendant ce temps, des parents s’inquiètent des défis à surmonter pour que leurs enfants puissent fréquenter une école francophone.
Roxelane Bellec est mère et fondatrice du groupe Pour une école francophone à Castlegar.
Elle rapporte que presque toutes nos familles ont de jeunes enfants qui n'ont pas encore commencé l'école, à l'exception d'une ou deux familles.
Elle affirme qu’une bonne partie des enfants du groupe commencera la maternelle en septembre 2026.
À l’ouverture hypothétique d’une école primaire à Castlegar, à l’automne 2026, huit enfants seraient inscrits, estime Mme Bellec. Elle affirme que, sur cinq ans, l’école aurait au moins 19 enfants, mais qu’il y a réellement le potentiel d’en avoir 35 sur les cinq prochaines années.
Des familles ont pu s’engager à envoyer leurs enfants dans une école francophone du CSF si elle existait, mais il reste difficile de demander à toutes les familles de s'engager pour envoyer leurs enfants dans une école qui n'existe pas.
Des conditions difficiles sur la route
En ce moment, les parents ont le choix entre deux écoles à partir de Castlegar, à des dizaines de kilomètres de la ville. La première est à Nelson, et la deuxième est à Rossland.
Quand on nous dit qu' il y a des écoles à proximité, c'est comme si on demandait à des [parents qui habitent] à côté de Stanley Park d'envoyer leurs enfants à Coquitlam, c'est la même distance [qu’avec Rossland], c'est 35 km.
Je ne crois pas qu’il y a beaucoup de familles qui ont l'intention de mettre leurs enfants pendant presque une heure d'autobus en hiver pour monter une montagne, dit-elle. On ne trouve pas que c'est soutenable pour des enfants de cinq ans.

La ville de Rossland, dans une vallée des Kootenays en Colombie-Britannique.
Photo : Tourism Rossland/Ryan Flett
Lors de la réunion publique du CSF, la conseillère pour la région du sud-est, Armelle Moran, a aussi mis de l’avant ses réticences à placer ses enfants dans des autobus pour qu’ils accèdent à l’éducation en français.
On parle d'enfants de niveau primaire et, lorsqu’il est question d'autobus, c'est pas la distance elle-même qu'il faut considérer, croit Mme Moran, mais les conditions climatiques en hiver.
Personnellement, en tant que parent, je ne ferais pas voyager mes enfants de 5 ou 6 ans dans ces conditions d’hiver, tous les jours, affirme-t-elle. Même avec les changements climatiques, je pense aux Kootenay encore cet hiver, ils ont eu pas mal de neige et de problèmes.
Des efforts pour 2027
Malgré tout, Roxane Bellac affirme que le CSF a toujours été le meilleur allié de toute la francophonie dans toute la province.
On peut comprendre les décisions, mais c'est juste qu’on n'a pas l'impression que notre droit à avoir une éducation équivalente à la majorité anglophone et respectée si on n'a pas d'école à proximité.
Samedi dernier, le CSF a voté en faveur d’une résolution pour que le CA priorise les ressources nécessaires et entreprenne les démarches afin de permettre l'ouverture d'un service offrant l'éducation francophone aux ayants droit dans la ville de Castlegar en septembre 2027. La résolution a été présentée par Marie-Christine Claveau, conseillère de la région du nord.
Toujours en référence à la réunion de samedi dernier, Mme Bellec se dit vraiment reconnaissante de Marie-Christine Claveau et d'Armelle Moran pour avoir vraiment essayé de nous appuyer.

Les conseillers Gaetan Desrochers, Marie-Pierre Lavoie, Marie-Christine Claveau, Armelle Moran et Jacques Dufresne.
Photo : Fournies par le CSF
Le fait qu'ils essaient de le faire pour 2027, on en est reconnaissant, c'est certain. Mais même si une école primaire francophone s’ouvre à ce moment-là, Roxane Bellec comprend la réticence de certains parents à changer leurs enfants d’école.
Combien de familles vont vouloir déraciner leurs enfants quand ils ont déjà été un an dans une école à proximité? Que ça se passe bien avec leurs amis?
D’après elle, il est possible qu' en refusant d'ouvrir cette année, on ait manqué une occasion.
Avec les informations de Raluca Tomulescu


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