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FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que les résultats du baccalauréat sont publiés ce mardi, l’agrégé de philosophie affirme qu’il est inutile de maintenir un examen au taux d’admission si élevé, puisqu’il a perdu une grande partie de sa valeur certificative. Le taux massif d’échec en premier cycle universitaire révèle son inutilité, ajoute-t-il.
Passer la publicitéClaude Obadia est agrégé de philosophie. Il enseigne à Sciences-Po Saint-Germain-en-laye, à l’ISC Paris et dans le second degré. Dernier ouvrage paru: Petite philosophie du grand large, Le Pommier, 2023.
À l’heure de la publication des premiers résultats du baccalauréat, quelques chiffres parlent d’eux-mêmes. En ce qui concerne la session 2025, 96,4 % des candidats ont été admis quand la moyenne des taux d’admission depuis 10 ans est de 93,8 %. Dans le même temps, le taux d’échec à l’université est plus que préoccupant, seulement 30 % des étudiants inscrits en L1 en 2021 ayant obtenu une licence en 2024, d’après le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. D’où, bien sûr, une question. À quoi sert cet examen qui a perdu une grande partie de sa valeur certificative et voit son coût estimé, par le Syndicat des personnels de direction de l’Éducation nationale en mars 2026, à 1,5 milliard d’euros ?
Chacun le sait, la fonction du baccalauréat est plurielle. S’il ouvre l’accès…


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