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Au lycée Jean-François Millet, à Cherbourg-en-Cotentin, la dotation horaire globale diminue encore de 47 heures pour la rentrée 2026. Colère des enseignants et des parents.
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Par Corinne Gallier Publié le 3 mars 2026 à 20h58
Pour eux, le compte n’y est pas du tout. Le mardi 3 mars 2026, enseignants et parents d’élèves du lycée Jean-François Millet de Cherbourg (Manche) ont boycotté le conseil d’administration de l’établissement.
En cause, la dotation horaire globale pour la rentrée prochaine.
« L’an dernier, nous avions déjà perdu 22 heures. Cette fois-ci, la dotation baisse encore de 47 heures alors que l’effectif global augmente de six élèves. Le couperet est tombé le mois dernier. Nous avons eu un premier conseil d’administration le 6 février et nous avons refusé de voter cette répartition des heures qui entraînera encore davantage une dégradation des conditions de travail et d’apprentissage », expliquent deux professeurs, Laurent Cosnefroy et Anne Provost.
Conséquences diverses
Les conséquences de cette baisse sont très concrètes pour le lycée cherbourgeois : des classes de terminales surchargées (leur nombre passerait de huit à sept, avec une moyenne de près de 35 élèves par classe), des groupes de langues également très chargés, davantage de postes d’enseignants partagés, la suppression d’un poste…
Les uns et les autres soulignent les incohérences de la décision du rectorat.
Il y a une contradiction majeure dans le fait de massifier tout en prétendant poser comme cause nationale la prise en compte du handicap et de la santé mentale de nos jeunes !
Ils en profitent pour dénoncer au passage une sorte d’anomalie : « Le rectorat finance notre lycée comme un lycée normal alors que nous avons quatre spécialités rares (théâtre, cinéma, musique et arts plastiques). Nous devons donc prendre sur le commun pour financer ces spécificités. »
Classe ST2S
Personnels d’éducation comme parents d’élèves fustigent aussi l’absence d’ouverture d’une troisième classe ST2S (sciences et technologies de la santé et du social).
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« C’est incompréhensible. Cette année, nous nous sommes retrouvés avec des élèves sur liste d’attente, ils ont été orientés par défaut dans d’autres filières, avec toutes les conséquences que l’on connaît », se désolent les uns, tandis que les autres constatent que « dans les années à venir, nous aurons pourtant besoin de personnels dans ce domaine pour les populations qui vont venir s’installer dans le Cotentin ».
Par ailleurs, « les perspectives locales, avec les grands projets industriels qui feront arriver de nombreuses personnes hors de ce territoire, rendent indispensable de continuer à offrir des conditions d’enseignement de qualité et attractives », soulignent-ils.
« Le lycée Millet est un bon lycée qui obtient des résultats supérieurs à la moyenne académique et nationale. Les relations professeurs/élèves sont bonnes. Il ne faudrait pas gâcher tout ça. Cette réduction de la dotation horaire globale est injuste, inéquitable et maltraite nos jeunes », clament en chœur parents d’élèves FCPE et enseignants.
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