NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les réseaux ont vendu une brèche juridique pendant que la frontière espagnole se retrouvait rapidement submergée.
🇪🇸 Sánchez’s government does not consider the invasion of Ceuta a “national emergency”
The Interior Ministry said it will protect border integrity but cannot declare a formal national emergency solely over migration.
As a result, Ceuta’s local authorities cannot access special… pic.twitter.com/rXGdIdBNxK
— Visegrád 24 (@visegrad24) July 30, 2026
La frontière du Tarajal reste sous très forte pression. Après l’arrivée de plusieurs milliers de personnes durant la journée de jeudi, les passages ont continué pendant la nuit, à un rythme moins soutenu mais toujours élevé. La majorité des arrivants sont de jeunes Marocains partis à la nage, à pied le long des digues ou par des zones où les forces de sécurité ne pouvaient plus contenir la foule. Selon le dernier bilan rapporté par la presse espagnole, au moins 18 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta par la mer.
La crise ne se limite plus à cette enclave. À Melilla, l’Espagne a fermé le poste de Beni Enzar après une tentative de passage collectif. Les autorités locales estiment que 300 à 400 personnes auraient réussi à entrer dans la ville, par voie terrestre ou maritime. Pedro Sánchez et son ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, doivent se rendre à Ceuta pour visiter le Tarajal et rencontrer les responsables policiers, militaires, humanitaires et politiques.
L’armée espagnole envoyée en renfort à Ceuta
Le gouvernement espagnol a ordonné le déploiement de l’armée de terre à Ceuta. Les militaires doivent épauler la Guardia Civil, sécuriser les principaux axes de circulation et éviter des incidents dans une ville où de nombreux arrivants circulent sans avoir été identifiés.
Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, demandait à Madrid de déclarer une urgence nationale et de prendre le contrôle unique des opérations. Le gouvernement central a refusé, estimant que les textes espagnols ne permettent pas d’utiliser ce régime pour une crise migratoire. L’armée a malgré tout été mobilisée, preuve que les effectifs locaux ne suffisent plus.
Près d’un millier de personnes se trouveraient déjà à l’extérieur du Centre de séjour temporaire pour immigrés, désormais saturé. Des commerces ont fermé leurs portes dans la soirée, tandis que la police nationale et la police locale se déployaient dans plusieurs quartiers. Beaucoup de personnes sont arrivées uniquement vêtues d’un maillot de bain, sans argent, nourriture ni vêtements secs.
A visual for those watching the Moroccans pour into Ceuta, Spain: pic.twitter.com/9ym3ldKRZR
— Justine Bateman (@JustineBateman) July 30, 2026
Des milliers de jeunes toujours présents à Fnideq
Du côté marocain, la ville de Fnideq, également appelée Castillejos, reste encombrée par des jeunes venus tenter leur chance à la frontière. Certains auraient parcouru plusieurs dizaines de kilomètres après avoir entendu que le passage vers Ceuta était devenu possible. Pendant la nuit, des candidats à la traversée cherchaient encore à acheter des bouées avant de se jeter à l’eau, profitant de la chaleur et d’un épais brouillard.
Les autorités marocaines ont finalement renforcé leur dispositif. Des unités antiémeutes ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour éloigner la foule des abords de la frontière. Plusieurs groupes ont cependant réussi à contourner les barrages routiers installés près de la clôture. Le centre de Fnideq est resté pratiquement bloqué par les embouteillages et les opérations policières.
Cette réaction tardive ne permet pas encore de comprendre pourquoi le contrôle a cédé aussi brutalement quelques heures plus tôt. Un membre de l’Association marocaine des droits humains a déclaré à l’agence Associated Press que le passage du Tarajal avait été ouvert dans des circonstances inhabituelles. Des images montrent également des foules avancer devant des agents incapables, ou parfois peu empressés, de les arrêter.
La décision du Tribunal suprême exploitée par les réseaux
Trois semaines avant cet afflux, le Tribunal suprême espagnol avait précisé les règles applicables aux personnes interceptées en mer. Dans une décision rendue le 29 juin et rendue publique le 8 juillet, les magistrats ont jugé que les migrants tentant d’atteindre Ceuta ou Melilla à la nage ne pouvaient pas être immédiatement remis au Maroc sans procédure.
La loi autorise les renvois rapides lorsque des personnes franchissent les clôtures ou d’autres éléments matériels de la frontière. Pour le Tribunal suprême, les caméras, les drones et les dispositifs de surveillance maritime ne constituent pas des barrières physiques. Une personne interceptée en mer doit donc être identifiée et passer par la procédure administrative ordinaire.
Cette décision ne donne pourtant aucun droit automatique à rester en Espagne. Elle n’accorde ni titre de séjour, ni transfert vers la péninsule, ni protection internationale systématique. Elle impose simplement l’examen de la situation individuelle avant une éventuelle expulsion. Le droit administratif n’étant pas exactement le produit le plus facile à vendre, les réseaux ont visiblement préféré une publicité plus courte : « Passez par la mer et vous ne serez pas immédiatement renvoyés. »
Le ministère espagnol de l’Intérieur accuse directement les réseaux de trafic de personnes d’« instrumentaliser une décision judiciaire » pour encourager les départs, principalement parmi les jeunes. L’arrêt n’a pas créé à lui seul la volonté de rejoindre l’Europe, mais il a fourni un argument simple, immédiatement exploitable et largement diffusé sur les téléphones.
Une rumeur de frontière ouverte devenue virale
Il n’est pas nécessaire que les milliers de personnes rassemblées à Fnideq aient lu la décision du Tribunal suprême. Il suffit qu’un message simplifié circule sur WhatsApp, Telegram, TikTok ou Facebook. Les premières vidéos montrant des groupes atteignant Ceuta ont ensuite fait office de confirmation : puisque certains passent, les suivants pensent qu’ils peuvent en faire autant.
La convergence vers le Tarajal n’a donc rien d’un mouvement parfaitement spontané. Des informations ont circulé sur les horaires, les itinéraires, les zones moins surveillées et la supposée impossibilité d’être renvoyé au Maroc. Cela ne signifie pas que chaque personne ait payé un passeur. Beaucoup ont effectué le trajet seules, parfois avec une simple bouée. Les réseaux peuvent gagner de l’argent sans fournir de bateau, en vendant un point de départ, une heure ou une promesse largement exagérée.
🇪🇸 Spanish cops opening the gates as thousands stream straight in.
Almost every one of them a young man. Ceuta’s own president is calling it a national emergency and asking for the army.
🇪🇺 What stage of democracy is this dear Ursula? I get it… Supply and demand right? 😉 https://t.co/006gowjNsi pic.twitter.com/7ry1jxqbGW
— THE ISLANDER (@IslanderWORLD) July 30, 2026
La pression migratoire était déjà en forte augmentation avant l’arrêt judiciaire. Près de 3 000 entrées irrégulières avaient été recensées à Ceuta depuis le début de l’année au 15 juillet. Plus de 1 500 personnes seraient encore arrivées durant la semaine précédant la rupture de jeudi. La décision du Tribunal suprême n’a donc pas créé la poudre, mais elle a très probablement fourni l’étincelle.
Le Maroc assure ne pas avoir voulu cette crise
L’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, affirme que cette situation n’était « pas souhaitée » par Rabat. Elle assure que le gouvernement marocain veut le retour de ses ressortissants et défend la coopération entre les deux pays contre l’immigration irrégulière.
Madrid adopte publiquement la même version. Le ministère de l’Intérieur remercie les autorités marocaines d’avoir empêché des milliers d’autres tentatives et évoque une collaboration exemplaire. Ce discours contraste avec celui de plusieurs policiers et gardes civils présents sur le terrain, qui décrivent un contrôle marocain insuffisant au moment où la foule a commencé à passer.
Aucune preuve publique ne permet actuellement d’affirmer que le gouvernement marocain a ordonné l’ouverture de la frontière. La question reste néanmoins posée en raison du précédent de mai 2021. Plus de 8 000 personnes avaient alors rejoint Ceuta en deux jours après un net relâchement des contrôles marocains, en pleine crise diplomatique entre Rabat et Madrid autour du Sahara occidental.


2 day_ago
71



























.jpg)






French (CA)