Environ 750 000 électeurs bernois se rendront aux urnes ce dimanche pour décider de la composition de leurs nouvelles autorités cantonales. Pour les séduire et les convaincre de modifier la répartition actuelle du gouvernement (un Vert, deux socialistes, un centriste, un PLR, deux UDC), la droite et la gauche bernoises ont chacune constitué des alliances: les premiers visent un cinquième siège sur sept (un centriste, un PLR, trois UDC), tandis que les seconds espèrent reprendre un quatrième fauteuil perdu en 2016 (une Verte et trois socialistes). Selon de nombreux observateurs, le scénario le plus probable est toutefois le statu quo.
Chaque camp mène bataille sur le terrain avec des slogans qui ne révolutionnent pas la créativité politique: «BEnéfique» pour les bourgeois, «Avancer ensemble» pour le bloc rose-vert. Ils focalisent leurs programmes sur une dizaine de priorités dont les éléments forts ne surprennent guère non plus. La droite insiste par exemple sur la sécurité, l’innovation, des relations entre citoyens et Etat moins bureaucratiques, des baisses d’impôts ou encore un virage ambulatoire plus marqué dans le domaine des soins. La gauche, elle, met en avant l’importance d’une société solidaire, d’un système de santé accessible et finançable, d’une protection climatique cohérente, d’une économie solide au service de la population et d’un canton diversifié, qui accorderait notamment le droit de vote communal et cantonal aux étrangers établis depuis longtemps dans le canton.


2 month_ago
87




















.jpg)






French (CA)