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Si le patron du comité stratégique des centres E.Leclerc espère une baisse rapide des prix en stations-service, il se dit persuadé qu’ils ne retomberont pas aussi bas qu’avant le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël.
Passer la publicité Passer la publicitéComme le gouvernement, qui promet une baisse visible des prix à la pompe dès ce vendredi, Michel-Édouard Leclerc anticipe lui aussi un recul des tarifs en stations dans les prochains jours. Les prix des carburants «devraient baisser» prochainement, a déclaré le patron du comité stratégique des centres E.Leclerc ce vendredi sur RMC/BFMTV. «Ça va baisser un tout petit peu aujourd’hui. Mais ça va mettre trois à cinq jours, au prix du pétrole constant, pour que le nouveau pétrole arrive dans les cuves», a-t-il expliqué, insistant sur le fait qu’il fallait que «ça se renouvelle» avant d’en voir les effets sur les prix à la pompe. «On ne peut pas vendre à perte un pétrole déjà dans les stocks», a-t-il poursuivi, évoquant un marché très «volatil».
Michel-Édouard Leclerc préfère ainsi rester prudent sur le montant de la baisse. Notamment parce qu’«on n’a jamais vu une telle volatilité de 40 centimes en deux jours, voire 60 centimes en trois semaines sur les prix des carburants». «Aujourd’hui, à pétrole brut constant, je pense qu’il y aura des baisses pendant la semaine et j’espère qu’ils ne vont pas se castagner quelque part ou que Donald Trump ne va déblatérer quelque part pour que ça ne reparte pas à la hausse», a-t-il expliqué. Le 11 mars dernier, le même Michel-Édouard Leclerc s’était un peu trop avancé en assurant que le prix des carburants allait «descendre entre 27 et 30 centimes du litre [...], dans les centres Leclerc, dans les systèmes U». Il avait ensuite «plaidé coupable d’avoir présumé de nos capacités de continuer à vendre moins cher».
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«L’intérêt de la guerre aujourd’hui pour beaucoup d’oligarques, c’est le pétrole»
Quant à la question de savoir si les prix des carburants pourraient revenir à ceux qu’ils étaient avant la guerre au Moyen-Orient, Michel-Édouard Leclerc a répondu ce vendredi : «Je ne le sens pas.» «Je pense que l’intérêt de ceux qui ont fait cette guerre, c’est qu’on ne retrouve pas le niveau d’avant», a-t-il poursuivi, convaincu que «ce n’est pas pour la libération du peuple iranien» que le conflit au Moyen-Orient a été déclenché par les États-Unis et Israël. «L’intérêt de la guerre aujourd’hui pour beaucoup d’oligarques, c’est le pétrole», a-t-il estimé.
«Le marché des matières premières est devenu un marché dans lequel des banquiers placent leur argent, font des gains à court terme à la vente à la baisse», a observé le médiatique patron. Et d’énumérer les acteurs qui se sont «faits plein de fric pendant cette période» : «les États producteurs», «les producteurs» mais aussi «les raffineurs », «les transporteurs» ou encore «les traders» et autres «brokers», et finalement «très peu de Français».


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