Le gouvernement a déclenché le plan Orsan 3, "le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire", pour faire face à la canicule, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu. L'objectif est de faire en sorte que le système de santé puisse "tenir dans la durée" face à une canicule exceptionnelle qui "ne faiblit pas" et une pression sanitaire qui "continue de s'intensifier".
Sébastien Lecornu a annoncé jeudi porter la mobilisation du système de santé à son niveau le plus élevé pour qu'il puisse "tenir dans la durée" face à une canicule exceptionnelle qui "ne faiblit pas" et une pression sanitaire qui "continue de s'intensifier".
"J'ai décidé d'activer le plan Orsan au niveau 3, le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire", a écrit sur le réseau X le Premier ministre.
La canicule ne faiblit pas dans notre pays et la pression sur notre système de santé continue de s’intensifier.
C’est pourquoi, en concertation avec @stephanie_rist, j’ai décidé d’activer le plan ORSAN au niveau 3, le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire.…
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) June 25, 2026
Permettre au système de santé "de tenir dans la durée"
Ce qui permettra de "renforcer les effectifs hospitaliers" grâce à la réserve sanitaire, "de renforcer la coordination" entre les hôpitaux, la médecine de ville, les cliniques et le secteur médico-social, et "d'adapter" les activités hospitalières avec "des déprogrammations ciblées d'interventions non urgentes" si nécessaire. "Notre objectif reste le même depuis le premier jour : permettre à notre système de santé de tenir dans la durée et protéger les plus vulnérables", ajoute-t-il.
Le plan Orsan permet d'"organiser la montée en charge du système de santé" face à des crises sanitaires majeures comme la canicule. Il comprend 4 niveaux. Sébastien Lecornu l'avait porté mardi à son niveau 2, qui correspond à une mobilisation renforcée, par une "montée en puissance". Le niveau 3 correspond à une "conduite de crise", en cas de "tension majeure", alors que le niveau 4 est un niveau post-crise de retour à la normale.
Vers un afflux de patients
Le gouvernement se prépare à un afflux de patients dans les services d'urgences dans les jours à venir, quand les organismes les plus fatigués lâcheront prise. L'agence Santé publique France a ainsi observé un pic inédit, en début de semaine, de recours aux soins d'urgence en raison des fortes chaleurs, par des personnes de tout âge.
Accusé par ailleurs de n'avoir pas suffisamment anticipé ce genre de crise climatique, le gouvernement est attentif à ne pas répéter les erreurs qui ont marqué la canicule de 2003, à laquelle cet épisode est comparé, et qui avait fait 15.000 morts.
Le Premier ministre a activé samedi la cellule interministérielle de crise (CIC) qui, depuis, se réunit tous les jours et qu'il a présidée à deux reprises. Le gouvernement a annoncé à l'issue de la première réunion l'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique pour la Fête de la musique dans les départements en vigilance rouge.
Mardi matin, il a réuni 18 ministres et leur a demandé de plancher sur plusieurs scénarios, dont celui d'une canicule qui se prolongerait "sur une bonne partie du mois de juillet" en insistant pour que "l'hôpital tienne".


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