Olivier Vial, le directeur du Ceru explique que la France se borne à chercher le responsable des vagues de chaleur et des canicules, au lieu de trouver des solutions. Or, pendant ce temps, d'autres pays ont développé notamment des matériaux pour faire baisser la température dans les logements.
Comme une impression de déjà-vu. La vague de chaleur et la canicule qui frappent la France ces derniers jours pourraient être comparable à l'épisode meurtrier de 2003, qui avait fait environ 15.000 victimes. Mais qu'a-t-on fait depuis 26 ans pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise ? "La seule chose qui a été réellement faite, c'est les plans de crise qui ont été un peu développés, avec notamment les alertes, les vigilances", répond Olivier Vial dans Eliot Deval et vous.
"Mais depuis trop longtemps toute la recherche a été concentrée sur la question de qui est responsable de l'augmentation de la chaleur, comment on peut faire pour atténuer cela, et pas du tout sur les questions d'adaptation."
Un chemin que n'ont pas emprunté d'autres pays, comme "l'Espagne où il y a eu beaucoup de recherches faites sur des matériaux qui permettent de faire baisser de 5 à 10 degrés la chaleur", rappelle le directeur du Ceru, le Centre d’étude et de recherche universitaire.
Et pendant ce temps, "en France, on n'a rien fait parce que la question que tout le monde se pose la question du responsable. Et en fait, aujourd'hui, la question, ce n'est pas qui est responsable, c'est qu'est-ce qu'on propose comme solution face à des gens qui, effectivement, ont très chaud."


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