La France a un problème: elle a un incroyable talent. Il s’appelle Paul Seixas. «L’élu», proclame Marc Madiot, président de l’équipe Groupama-FDJ. A 19 ans, Seixas, porte-drapeau de Decathlon-CMA CGM, est annoncé comme un très probable vainqueur du Tour de France. Successeur de Bernard Hinault, dernier tricolore sacré en 1985. Rival de Tadej Pogacar dès sa première participation, attendue cet été, malgré son très jeune âge. Il vient de remporter ses deux premières victoires chez les professionnels, une étape sur le Tour de l’Algarve, le 19 février, puis l’Ardèche Classic le week-end dernier.
Là où se dresse le problème: le peloton français est pris de court par ce talent fulgurant, qui malmène ses certitudes et ses traditions. Le milieu hésite entre impatience et prudence. Comment rompre la tradition des perdants magnifiques et acclamer, enfin, un vainqueur superbe? «Nous sommes dans une rupture de culture, la nouvelle génération a des codes différents», constate Cyrille Guimard, 79 ans.


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