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Le rideau est tombé samedi sur la quatrième édition de la Coupe du monde de snowboard cross du Mont-Sainte-Anne et, pour l'instant, Canada Snowboard n'a pas d'entente avec la Fédération internationale de ski (FIS) pour son retour la saison prochaine. Mais la fédération canadienne a confiance de pouvoir tenir l'événement au cours du prochain cycle olympique.
Nous sommes en très bonne position avec la FIS. Tout le monde aime cette épreuve. Je ne pense pas qu'on soit loin de signer une nouvelle entente pour les quatre prochaines années, a indiqué à La Presse canadienne Dustin Heise, chef de la direction de la fédération nationale.
La montagne souhaite notre retour, nous voulons revenir et la communauté est derrière nous. Je sais que la FIS souhaite notre retour également. Je pense qu'à la mi-mai, nous serons en mesure d'annoncer quelque chose, a-t-il ajouté.
L'étape du Mont-Sainte-Anne se veut le point culminant de la saison depuis quatre ans. Puisqu'il s'agit de la dernière étape du circuit, tous les globes de cristal et honneurs individuels y sont distribués, ce qui rehausse l'attrait de ces courses. Même les athlètes n'ayant pas la possibilité de mettre la main sur le globe sont tentés de faire l'unique déplacement en Amérique du Nord afin de participer à la fête.
Est-ce que l'attrait pour Canada Snowboard serait le même si jamais la FIS souhaitait déplacer sa dernière épreuve en Europe?
Nous sommes ouverts à être déplacés dans le calendrier. Peut-être que d'autres nations sont intéressées à obtenir la dernière course de la saison? De notre côté, nous aimons avoir cette ultime épreuve afin de pouvoir tenir des coupes continentales par la suite, a dit Heise.
Il est vrai que la mise en place de ce parcours se trouve optimisée par la tenue d'épreuves continentales, comme le circuit Nor-Am, et les Championnats canadiens après le passage de la Coupe du monde, ce qui ne serait peut-être pas possible si l'épreuve avait lieu plus tôt en saison.
Nous aurons ces discussions dans les prochaines semaines, mais nous sommes prêts au partage si jamais ça veut dire que plus de courses de snowboard cross sont présentées, a précisé Heise.
Il ne croit pas que d'organiser l'unique étape nord-américaine sur le circuit joue contre l'épreuve du Mont-Sainte-Anne. Au contraire, il croit que cela constitue l'un de ses principaux atouts.
Puisque c'est la seule étape nord-américaine, ç'a plus de sens que nous soyons la dernière de la saison. Ainsi, tout le monde peut planifier ce dernier déplacement en conséquence. Certains vont même rester pour participer à quelques coupes continentales pour le plaisir. C'est plus simple de cette façon.
Je pense aussi que la FIS regarde pour ajouter une étape aux États-Unis. Je ne crois pas que ce sera pour la prochaine saison, mais assurément au cours de la prochaine olympiade, nous verrons une étape américaine.
Heise est aussi ouvert à ce que le format soit modifié. De deux courses, l'étape de 2026 a été ramenée à une seule épreuve. Si Heise assure qu'il ne s'agit pas d'une question financière, cela a un impact sur les retombées.
Peut-être que la deuxième course pourrait être une course par équipe mixte, a-t-il suggéré. Il y aura différents scénarios qui seront étudiés. De faire en sorte qu'on tienne une course était très important pour nous afin de nous assurer de faire profiter de cette piste aux prochaines générations d'athlètes (avec les coupes continentales des prochaines semaines).
Finalement, l'arrivée de l'Office du tourisme de l'Azerbaïdjan comme partenaire principal de la FIS cette saison n'aura aucune incidence sur la décision de ramener ou non la Coupe du monde au Mont-Sainte-Anne.
Cette saison, le calendrier des Coupes du monde de la FIS a été lourdement amputé en raison de ce nouveau partenariat. La Géorgie a annulé ses étapes de bosses, ski cross et snowboard cross et la Suède, son arrêt sur le circuit des bosses, tandis que l'Italie et la France ont annulé des étapes en ski cross et snowboard cross. Si certains comités organisateurs ont été plus flous pour expliquer les raisons de leur désistement, celui d'Isola 2000, en France, a été très clair : c'était en raison de considération géopolitiques évidentes.


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