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C’est étrangement calme dans les haltes-chaleur de la région, malgré les températures glaciales. À Sept-Îles, l’organisme le Rond-Point a tout de même élargi ses services pour la population en situation d’itinérance, qui a désormais accès à des refuges en tout temps, ou presque.
Les haltes-chaleur dont s’occupe le Rond-Point ne sont pas occupées à pleine capacité, tant à Sept-Îles qu’à Port-Cartier. Surprenamment, elles sont moins remplies que l’an passé, remarque Marie-Ève Normand, codirectrice de l’organisme avec Dominique Leclerc.
Les deux intervenantes s’expliquent mal cette situation, bien qu’elles notent que certains réguliers de l’an passé se sont depuis trouvé des logis.

Marie-Ève Normand, co-directrice, du Centre d'intervention le Rond-Point.
Photo : Radio-Canada / Nicolas Bougeard
L’achalandage est aussi assez tranquille à Baie-Comeau. La directrice générale de Centraide Haute-Côte-Nord–Manicouagan, Josée Mailloux, croise les doigts pour que ça se poursuive ainsi. On va toucher du bois. Jusqu’à date, tout va bien.
Cette tranquillité relative n’a pas empêché le Rond-Point d’augmenter les heures d’ouverture de son centre de jour de Sept-Îles. On peut désormais y rester jusqu’à 22 heures, l’heure d’ouverture de la halte-chaleur.
L’objectif est de pouvoir, à tout moment de la journée, accueillir à l’intérieur les personnes en situation d’itinérance. C’est d’être l’équivalent d’un 24/7 jusqu’au 15 mai, souligne Dominique Leclerc. C’est sûr que ça fait une différence, dit-elle au micro de Bonjour la Côte.
Le Rond-Point devra toutefois ajouter une paire d'employés pour combler toutes les plages horaires de l’hiver, notamment celles de soir, la fin de semaine.
L’organisme a obtenu une subvention de 100 000 $ pour élargir sa plage horaire à Sept-Îles et d’une autre de 47 000 $ pour assurer la coordination de la halte-chaleur à Port-Cartier.
Ces fonds font partie d’une enveloppe de 223 727 $ accordée le 17 décembre par Québec aux organismes de la Côte-Nord pour le déploiement de mesures d’urgence supplémentaires.
Pendant ce temps, à Baie-Comeau, des lits sont toujours disponibles aux deux ressources du secteur, la résidence Saint-Joseph et le Point de rencontre.
Le milieu communautaire de la Manicouagan a été ébranlé au cours des derniers mois en raison de la fermeture en urgence du service d’hébergement l’Entre deux portes. On n’a pas vu de trous de services comme on en craignait, dit Josée Mailloux, soulagée.
D'après l'entrevue de Bis Petitpas à Bonjour la Côte


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