Ils sont les garants du bon déroulement du scrutin. Les assesseurs, essentiels au fonctionnement démocratique, sont parfois difficiles à mobiliser, témoignage d'un certain désamour pour la vie et les temps forts politiques. Mais certains prennent à cœur ce rôle. Exemple à Marseille.
À 28 ans, Axel, chef d'entreprise dans le bâtiment dans la région marseillaise, va vivre son premier scrutin en tant qu'assesseur pour les élections municipales 2026. "C'est un devoir pour moi. C'est une fierté, un devoir patriotique et j'ai hâte", soutient-il.
Le jeune homme est fier de prendre part à ce "moment républicain, démocratique avant tout, il faut que ça le soit". "On a besoin d'assesseurs pour surveiller les fraudes qu'il y a pu avoir dans les dernières élections municipales. Donc je me suis porté volontaire", raconte-t-il.
Trouver les assesseurs, un véritable challenge
Car les assesseurs vérifient les identités, gèrent les procurations et peuvent être amenés à participer au dépouillement et suppléer le président. Un rôle qui ne s'improvise pas. "Toute personne qui sera dans un bureau de vote a été formée au préalable. On nous explique comment va se passer la journée, qu'est-ce qu'il y a à faire en cas de suspicion, de fraude. Donc ça se passera très bien", explique Axel.
Une épreuve aussi, le parti pour lequel il milite a dû trouver 1.000 assesseurs et scrutateurs pour les différents bureaux de vote marseillais : "ça a été un challenge, ça a été du travail, mais on les a trouvés. Mais, nous avons une belle base militante qui a su nous rendre ce service-là. J'en parle et j'ai fait venir des amis d'ailleurs pour être assesseur aussi. Les jeunes reviennent, en effet", s'enthousiasme-t-il.
Axel prévoit de se mobiliser pour les prochaines élections à venir. Pour devenir assesseur, tout électeur peut se signaler auprès de sa commune ou consulter le site jeveuxaider.gouv.fr.


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