Une vidéo de chaton, une critique du dernier album de Taylor Swift, puis l’image absurde d’un bombardier à tête de crocodile. Bienvenue dans la rétrospective 2025 de ma consommation TikTok. Avec comme nouveauté cette année: des centaines de vidéos virales générées par intelligence artificielle toutes aussi aberrantes qu’hypnotisantes. Dans la guerre de l’attention qui fait rage sur les plateformes de vidéos en ligne, ces dernières ont tiré leur épingle du jeu cette année jusqu’à devenir un phénomène surnommé «brainrot».
L’expression avait déjà été remarquée en 2024 quand Oxford avait nommé mot de l’année cette «pourriture du cerveau» provoquée par l’overdose sur les réseaux de contenus de piètre qualité voire franchement abrutissants. En 2025, le mouvement s’est accéléré à coups de vidéos. Les stars des réseaux cette année? Un requin à trois pattes en baskets ou encore une ballerine cappuccino. Les deux font partie de la sous-catégorie «italian brainrot» qui propose des vidéos générées par IA croisant un animal et un objet avec une voix italienne présentant ce drôle de personnage. Mais dans cet immense brouhaha généré par les feeds infinis de nos réseaux, ce phénomène révèle surtout trois choses.


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