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CHRONIQUE - Le gouvernement réfute l’hypothèse d’une pénurie évoquée par Patrick Pouyanné. Le prix que nous payons est ce qui nous protège d’une crise dont la gravité est ignorée ou sous-estimée par les cours des actions ou du pétrole.
« Si la situation (de blocage du détroit d’Ormuz, NDLR) perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique », a déclaré Patrick Pouyanné vendredi sur la scène de la World Policy Conference, organisée par l’Ifri à Chantilly. Une déclaration abondamment commentée depuis, jusqu’à appeler une réaction d’Emmanuel Macron, interpellé sur le sujet en marge de son déplacement à Athènes.
À dire vrai, le patron de TotalEnergies aurait tout aussi bien pu dire que l’eau, ça mouille. Il a décrit une réalité, une évidence arithmétique, qui s’impose aux acteurs du marché des hydrocarbures depuis le premier jour du conflit et de paralysie de l’accès maritime au golfe Persique. Le sujet est aussi simple qu’un de ces exercices de mathématique avec une baignoire qui se vide et un robinet qui la remplit. La quasi-fermeture d’Ormuz a réduit de moitié le débit des hydrocarbures exportés depuis les pays du Golfe. Depuis début mars, une partie de ce déficit est comblée par le recours…


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