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ENTRETIEN - Le Conseil des ministres a entériné ce matin les dates des 18 avril et 2 mai pour la présidentielle. Si certains politiques contestent ce choix, le constitutionnaliste souligne que les deux scénarios comportaient des points noirs et que celui retenu donnerait au nouveau président plus de chances d’obtenir une majorité.
Benjamin Morel est constitutionnaliste.
LE FIGARO. - Le second tour aura lieu au lendemain du 1er Mai. Peut-il y avoir des conséquences sur le scrutin ?
Benjamin MOREL. - C’est un problème parce que, potentiellement, il peut y avoir une influence électorale sur les élections du lendemain, même si, théoriquement, c’est encadré. Bruno Retailleau a raison sur ce point. Lors des manifestations du 1er Mai, vous ne pourrez pas avoir d’appel à voter pour un tel ou un tel. Ça pose également un sujet pour les personnalités politiques qui seront présentes dans les cortèges syndicaux. De même, vous avez la journée Jeanne d’Arc du Rassemblement national (RN). Cela soulève un vrai sujet de traitement médiatique, parce que même si vous avez des mots d’ordre qui ne sont pas directement électoraux, « non à la retraite », « non à l’augmentation de l’âge de la retraite », on sait bien que derrière, il y a des programmes qui sont plus ou moins adaptés à cette revendication. Et s’il y a des violences…


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