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Quatre hommes ont été tués mercredi 25 février 2026 au large des côtes cubaines, dans un échange de tirs entre les autorités du pays et l'équipage d'un hors-bord, apparemment volé la nuit précédente en Floride. Le gouvernement a déclaré que dix Cubains avaient quitté les États-Unis armés de fusils d'assaut, de pistolets, d'engins explosifs improvisés, de gilets pare-balles, de lunettes de visée et d'uniformes de camouflage, avec pour objectif «de mener une infiltration à des fins terroristes».
Cet épisode s'inscrit dans une longue histoire entre le gouvernement cubain et certains militants en exil, déterminés à le renverser. Depuis des années, des opposants au régime mènent des tentatives d'infiltration à Cuba et ont même déjà comploté pour assassiner Fidel Castro. Cette fois-ci, la version officielle du gouvernement cubain semble cependant remise en question, depuis qu'un militant supposé avoir participé au raid a été retrouvé chez lui à Miami, rapporte le New York Times.
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Ainsi, l'un des survivants a d'abord été identifié par erreur comme étant Roberto Azcorra Consuegra, un militant de 31 ans qui avait fui Cuba en 2017. La présence de son nom sur la liste des personnes détenues soulève donc des questions quant aux connaissances du gouvernement cubain sur ce complot: selon des experts, cette erreur laisse penser que des agents du gouvernement auraient pu être informés de l'opération à l'avance.
En 1996 déjà, après que le gouvernement cubain a abattu deux avions appartenant à l'organisation d'exilés «Brothers to the Rescue», il était rapidement apparu qu'un agent des services de renseignement cubains s'était infiltré dans l'organisation et était au courant de l'attaque planifiée. Jeudi 26 février, le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossio, a publié un communiqué reconnaissant l'erreur.
Un régime contesté et menacé
«Nous avons aujourd'hui connaissance de projets d'actes terroristes soutenus, financés et préparés aux États-Unis en vue d'attaquer Cuba à un moment comme celui-ci, et nous fournirons les informations nécessaires et dénoncerons ces agissements en temps voulu», a déclaré le président cubain Miguel Díaz-Canel, au début du mois de février. De son côté, Roberto Azcorra se décrit lui-même comme un militant déterminé à renverser le gouvernement communiste, par des méthodes allant au-delà des simples manifestations et des slogans. Il a toutefois indiqué ne pas pouvoir s'exprimer davantage sans avoir consulté un avocat.
Roberto Azcorra n'a pas précisé non plus s'il connaissait les hommes responsables de l'attaque, mais a reconnu que le gouvernement cubain devait avoir son nom puisqu'il s'attendait à le trouver à bord du navire. Selon lui, sa mention dans la liste des militants interpellés n'était pas une erreur: «Ils savent parfaitement qui je suis. Soit ils m'ont confondu avec quelqu'un d'autre, soit ils pensaient que je serais présent.»
Cet incident survient dans un contexte de tensions extrêmes entre Cuba et les États-Unis, l'administration Trump ayant suspendu les importations de carburant à Cuba dans le but de paralyser son gouvernement. Par ailleurs, le pays traverse sa pire crise économique depuis des décennies.
Les États-Unis se sont cependant montrés disposés à aider Cuba à clarifier la situation, selon Carlos Fernández de Cossio, vice-ministre des Affaires étrangères cubain. «Une enquête est en cours afin d'établir les faits avec la plus grande rigueur, a-t-il affirmé. Cuba a le devoir et la responsabilité de protéger ses eaux territoriales.»





























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