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Par Le Figaro avec AFP
Le 8 mai 2026 à 16h19
Plusieurs alliés européens des États-Unis, dont l’Italie et l’Allemagne, ont récemment refusé de laisser l’armée américaine utiliser leurs bases pour des opérations de combat au Moyen-Orient.
Passer la publicité Passer la publicitéLe président américain Donald Trump n'a pas encore décidé comment réagir face au refus de certains alliés des États-Unis de laisser l'armée américaine utiliser leurs bases, a déclaré vendredi le secrétaire d'État américain Marco Rubio.
«Si l'une des principales raisons pour lesquelles les États-Unis font partie de l'Otan est la possibilité de déployer des forces en Europe que nous pourrions projeter vers d'autres situations d'urgence, et que ce n'est désormais plus le cas, du moins en ce qui concerne certains membres de l'Otan, cela pose un problème et il doit être examiné», a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une visite à Rome. L'Organisation du traité de l'Atlantique nord est une alliance politico-militaire de défense regroupant les États-Unis et de nombreux pays européens (32 États au total).
Marco Rubio a ajouté que «c'est finalement au président qu'il revient de prendre cette décision», précisant: «Il n'a pas encore pris ces décisions». Donald Trump a vivement critiqué plusieurs alliés européens, dont l'Espagne et l'Allemagne, mais aussi l'Italie, pour n'être pas venus en aide aux États-Unis pour protéger le détroit d'Ormuz, bloqué de facto par l'Iran.
Il a en particulier pris pour cible la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, pourtant l'un de ses plus proches alliés européens, pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre contre l'Iran, se disant «sous le choc» et déçu de son manque de «courage». Marco Rubio a rencontré cette dernière vendredi à Rome mais les deux responsables ne sont pas entrés dans le détail à ce sujet, a-t-il dit.
Concernant l'Allemagne, l'annonce du retrait de 5000 soldats américains du pays était «déjà prévue» et marquait un retour aux niveaux de 2022, selon Marco Rubio. Donald Trump a menacé de réduire considérablement les effectifs militaires américains en Allemagne et chez d'autres alliés européens, affirmant qu'il souhaitait que l'Europe assume une plus grande responsabilité en matière de défense plutôt que de dépendre de Washington.
Plus tôt cette semaine, lors d'une visite en Arménie, Giorgia Meloni a déclaré à propos de ce projet de retrait des troupes américaines: «C'est une décision qui ne dépend pas de moi et avec laquelle je suis en désaccord». «Nous avons des obligations à l'échelle mondiale. Nous avons des déploiements de troupes partout dans le monde. Et ceux-ci évoluent et changent constamment», a plaidé Marco Rubio à ce sujet. «Même si nous sommes peut-être le pays le plus puissant au monde et que nous disposons peut-être des ressources les plus importantes, nos ressources ne sont pas illimitées», a-t-il fait valoir.
«Nous devons toujours affecter nos ressources à travers le monde, y compris nos ressources militaires, en fonction de ce qui sert l'intérêt national», a-t-il dit. «C'est une décision que le président doit prendre, en particulier au vu des récents développements concernant certains pays de l'Otan et de la position qu'ils ont adoptée vis-à-vis des États-Unis».
L'Italie a récemment refusé l'autorisation à certains avions américains en mission de combat vers le Moyen-Orient d'atterrir sur sa base de Sigonella, en Sicile, ont indiqué mardi une source du ministère de la Défense et les médias italiens. Aux termes des accords conclus avec les États-Unis, certaines bases italiennes peuvent être utilisées par des avions militaires américains, mais uniquement à des fins logistiques.


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