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Marine Le Pen est de retour sur le banc des accusés, cette fois-ci à la Cour d’appel de Paris où se joue la suite de sa carrière politique.
Existe-t-il encore un chemin par lequel Marine Le Pen devient la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle de 2027 ? Ce mardi 13 janvier s’ouvre à Paris le procès en appel de la députée du Rassemblement national. L’étape de la dernière chance, qui conditionne son avenir politique, et notamment ses ambitions présidentielles.
En première instance, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Elle a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, 100 000 euros d’amende mais aussi cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Un jugement qu’elle a toujours dénoncé, puisqu’il l’empêche de concourir à l’élection présidentielle. On vous récapitule les trois scénarios possibles pour Marine Le Pen à l’issue de son procès en appel.
- Le scénario le plus improbable
D’abord, l’option la plus optimiste pour Marine le Pen : la relaxe. Si la Cour d’appel juge que l’ancienne présidente du Rassemblement nationale est innocente des faits qui lui sont reprochés, alors l’affaire ne restera qu’un mauvais souvenir pour Marine Le Pen qui pourra se présenter sans obstacle à l’élection présidentielle de 2027. Mais soyons honnêtes, ce scénario le plus optimiste est aussi le plus improbable, tant les faits reprochés sont lourds, et la décision en première instance, sévère.
- Le scénario le moins pire
Imaginons que la culpabilité de Marine Le Pen est confirmée en appel, mais que sa peine d’inéligibilité avec exécution provisoire est largement amoindrie. Si celle-ci passe de cinq à un an par exemple, alors celui lui laissera la possibilité de se porter candidate juste à temps.
L’autre possibilité dans ce scénario du moins pire, c’est que les juges maintiennent les cinq ans d’inéligibilité sans l’assortir d’une exécution provisoire. En théorie, Marine Le Pen pourrait alors se pourvoir en cassation, ce qui la maintiendrait éligible le temps de la procédure et avant la décision de la Cour de Cassation.
Sauf que là-dessus, les spécialistes ne sont pas tous d’accord, puisqu’il est possible que l’exécution provisoire soit malgré tout maintenue avant la décision de la Cour de cassation. Celle-ci pourrait être rendue dans les mois qui suivent et donc, possiblement avant la présidentielle de 2027.
- Le scénario redouté
Le scénario redouté par Marine Le Pen reste celui d’une condamnation confirmée dans les mêmes termes que celle décidée par le Tribunal correctionnel de Paris le 31 mars 2025… ou pire. De précédentes affaires judiciaires concernant des politiques ont montré que la deuxième instance peut parfois se révéler plus sévère que la première.
En 2017, c’est par exemple le cas de Claude Guéant, ancien bras droit de Nicolas Sarkozy alors jugé pour des versements de primes en liquide. Condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis, la cour d’appel avait ensuite alourdi sa peine à deux ans d’emprisonnement dont un an ferme.
Identique ou rehaussée, cette peine empêcherait définitivement Marine Le Pen de se porter candidate à toute élection dans les prochaines années, et achèverait de faire de Jordan Bardella, l’homme présidentiable du Rassemblement national.


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