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VIDÉO - Le journaliste de Sud Radio, invité du «Buzz TV» ce jeudi 26 mars, s’est laissé aller à la confidence sur ses interviews politiques et sur la polémique qui lui a valu son éviction de Radio France.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès l’actualité politique particulièrement chargée ces derniers temps avec les municipales, le journaliste Jean-François Achilli peut souffler un petit peu. L’occasion pour lui de venir se confier au «Buzz TV», ce jeudi 26 mars, sur son rôle d’intervieweur politique à Sud Radio, tous les matins à 8h15 dans l’émission de Patrick Roger puis dans «La vérité en face» de 9 heures à 10 heures.
Le sexagénaire, véritablement passionné par son métier, a pris la parole sur la relation entre les journalistes et les politiques. De la confiance à la méfiance en passant par la dureté et l’empathie, Jean-François Achilli s’est exprimé sur sa façon de procéder. Passé par BFMTV ou encore Public Sénat, le journaliste connaît bien les subterfuges pour faire parler les politiciens. «Il y a un changement de ton. Je rappelle quand même que les médias sont un marché, que le marché c’est le clic désormais. Vous avez une économie de l’attention sur les plateformes», commence-t-il sa réponse en rappelant que l’ère des réseaux sociaux a fait évoluer le fonctionnement des interviews.
Les soupçons de collaboration avec Jordan Bardella
«Oui la relation s’est durcie, il y a eu ce procès permanent qui est toujours en cours. Celui de la connivence entre les journalistes politiques, que nous sommes, et les personnalités politiques. Il faut donc battre en brèche ce procès permanent de désamour, de défiance qui désormais se déverse sur les médias dans l’opinion publique», rétorque Jean-François Achilli en citant Jean-Jacques Bourdin comme pionnier de ce durcissement. «Je revendique un style qui m’est propre. C’est de cultiver une sorte d’empathie avec les invités politiques. Quand je dis empathie ça n’est pas gentil et bisounours», se prend-il en exemple, avouant que cette technique vise à mettre à l’aise les invités pour qu’ils se livrent plus facilement. Sinon, l’éditorialiste s’octroie le «droit de suite», autrement dit «la clé de résolution de l’interview politique, c’est-à-dire faire de reposer, de reformuler la question jusqu’à ce qu’il ou elle vous réponde et là vous avez rempli votre mission».
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Le sexagénaire, porté par ses paroles, revient brièvement sur les soupçons de collaboration avec Jordan Bardella qui lui ont coûté sa place à Radio France en 2024. «J’ai pris pour règle depuis cette affaire de ne plus jamais en parler», annonce-t-il rapidement sur le plateau du «Buzz TV». «La seule interview que j’ai accordée concernant la controverse Bardella me concernant, je l’ai accordée au Figaro Magazine, il y a deux ans, c’était une interview de Judith Waintraub. Et j’ai dit ce que j’avais à dire», renchérit l’un des visages principaux de Sud Radio avant de conclure qu’«il faut regarder devant dans la vie même si je l’ai appris à mes dépens», surtout avec «les réseaux sociaux à partir du moment où vous démarrez le récit et vous donnez du détail, c’est fini et vous êtes essentialisés».


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