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La hausse du produit intérieur brut reste largement soutenue par la consommation de ménages, qui compense un ralentissement des investissements, ainsi que l’augmentation des importations.
Rayon fruits et légumes d’un supermarché Sprouts, à Los Angeles (Californie), le 29 juillet 2026. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a marqué le pas au deuxième trimestre, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient, pour s’établir à 1,5 % en rythme annualisé, contre 2,1 % au trimestre précédent, selon les données officielles publiées jeudi 30 juillet. Les autorités américaines mettent en avant le rythme annualisé, qui projette sur l’ensemble de l’année l’évolution observée pendant trois mois.
Par rapport au premier trimestre, l’activité dans la première économie mondiale a progressé de 0,4 %. Les analystes s’attendaient à une croissance de 1,8 % en rythme annualisé, selon le consensus publié par MarketWatch.
Dans le détail, elle reste largement soutenue par la consommation de ménages, qui compense un ralentissement des investissements, ainsi que l’augmentation des importations. Ces dernières viennent se soustraire au PIB, même si elles sont justement le signe d’une économie qui investit et consomme. Il s’agit en premier lieu d’achats de puces pour les centres de données d’intelligence artificielle (IA), estime, dans une note, le chef économiste d’Oxford Economics, Michael Pearce. Ces investissements sont principalement visibles « dans la hausse des importations de semi-conducteurs, ce qui veut dire que la contribution positive [de l’IA] à l’économie reste modeste », souligne-t-il.
Forte baisse des prix de l’énergie
Les dépenses gouvernementales, également en recul malgré la guerre au Moyen-Orient, viennent aussi peser sur la croissance. Au niveau fédéral, ce sont les dépenses qui ne sont pas liées à la défense qui sont les premières concernées. La consommation des ménages reste, elle, solide, malgré des prix toujours élevés, même si la hausse a ralenti au mois de juin, selon l’indice PCE, également publié jeudi, pour s’établir à 3,7 % sur un an.
La forte baisse des prix de l’énergie, en particulier de l’essence, sous l’effet de la pause dans la guerre au Moyen-Orient et son impact positif sur les prix du pétrole, expliquent en grande partie ce ralentissement. L’indice sous-jacent, c’est-à-dire excluant les prix fluctuants de l’énergie et de l’alimentation, est, quant à lui, en hausse de 0,1 % seulement, ce qui est inférieur aux attentes des analystes, qui prévoyaient 0,2 %.
La consommation s’est, d’ailleurs, principalement concentrée sur les biens non durables, particulièrement les produits de santé, et les achats ou réparations de véhicules. Du côté des services, cela a concerné en particulier les loisirs. Elle a aussi été stimulée par les remboursements de l’administration fiscale, qui interviennent au deuxième trimestre, et ont été plus importants cette année que les précédentes.
Le Monde avec AFP


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