NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cela peut paraître paradoxal lorsqu’on sait que le C15 n’est qu’une version “avec une caisse de chargement” de la Visa, mais les premiers dessins d’une petite fourgonnette sur base Visa datent de 1975, neuf ans avant son apparition dans les concessions.
A l’époque Citroën croyait davantage à des versions commerciales de ses berlines pour assurer le rôle de petite utilitaire. Mais les petits artisans ont besoin de capacités de chargement maximales dans un véhicule consommant le minimum, au meilleur prix.
Pour résoudre cette équation, il faut concevoir un véhicule dont le coût de développement se limite au strict minimum.
L’éloge de la simplicité
Si en version essence le C15 cède aux sirènes successives des moteurs Poissy, des blocs X et finalement des réputés moteurs TU, c’est en motorisation Diesel qu'il décroche ses lettres de noblesse en France. Le moteur XUD de 1769 cm3 participera pour beaucoup à la légendaire réputation de fiabilité du véhicule.
D’une simplicité extrême, l’utilitaire Citroën pouvait enchaîner des centaines de milliers de kilomètres en milieu hostile sans broncher. Jusqu’à la fin les rares évolutions se limiteront à l’adoption en option puis en série de la direction assistée ou encore du verrouillage centralisé.
Cela n’empêche pas les clients de lui rester fidèle. En 1994, pour ses 10 ans, une étude montre que 97% des clients de C15 se montrent satisfaits. Mais saviez-vous qu’il avait connu de multiples déclinaisons ?
Une version pick-up
Connu pour sa production des Renault Rodéo 4 & 6, Raoul Teilhol a également œuvré pour Citroën en transformant le C15 pour lui offrir la version qui lui manquait, le pick-up. En transformant le C15 pour remplacer la “caisse” par une benne, Teilhol ouvre la voie à de multiples applications.
Ce C15 pick-up va pouvoir se transformer et s’adapter à de nombreux professionnels. Teilhol développe son prototype à partir d’un C15 et va le présenter à la direction de Citroën, qui accepte de lui livrer des châssis cabine.
La partie arrière du pick-up, réalisée en matériaux composites, vient s’ajouter sur le châssis initial. A partir de ce concept, le petit constructeur Teilhol va pouvoir décliner de nombreuses versions pour coller au mieux aux besoins des professionnels.
Du plateau à la bétaillère
Version de base de la gamme, le pick-up bâché permet un volume de chargement nettement plus important (3 m3 contre 2,6 m3). La bâche peut être coulissante en option. Une version Grand Volume voit sa hauteur progresser de vingt cm comparé au C15 de série.
Pour les professionnels transportant des denrées périssables, la caisse isotherme de 2,6 m3 de la version frigorifique est proposée avec un compresseur extérieur. On retrouve une version bétaillère, un plateau basculant ou encore une benne à déchets.
La transformation de ces C15 va continuer, parallèlement aux autres modèles produits par Teilhol jusqu’à la mise en liquidation judiciaire de l’artisan, en mars 1990.
Le C15 six roues
Il a aussi existé un C15...à six roues. L’histoire commence en 1978 quand le jeune Christian Léotard part en stage en Angleterre chez Land Rover. Il découvre alors le monde des 4x4, et devient passionné par les transmissions en tous genres.
La mission qu’on lui confie consiste à travailler sur un projet de Range Rover à six roues. De retour en France, il travaille avec Pierre Tissier et sa société ADPT “Application des procédés Tissier”, spécialisée dans les carrosseries spéciales sur base de Citroën DS rallongées. Ils développent les CX break surélevées et allongées utilisées par les transporteurs de journaux.
Après avoir développé une Renault 5 à six roues, puis un Mercedes Classe G modifié selon les mêmes principes, il va se pencher sur notre bon vieux C15. Il industrialise avec le carrossier Chausson le “C15.6”.
La charge utile atteint les 1000 kg, et le volume de chargement passe de 2,7 à 4,2 m3. Un C15 qui est aujourd’hui un des utilitaires les plus recherchés par les collectionneurs et dont la cote ne cesse de grimper. Il y en aurait eu une centaine de fabriqués.
Camping-car
Au début des années 90, un carrossier anglais voit dans le C15 l’opportunité de créer et sortir le camping-car le moins cher du marché. Depuis le fin fond de l'Angleterre, la société Romahome est alors spécialisée dans l’aménagement de petits camping-cars.
Mais les véhicules de loisirs coûtent cher, et la transformation des utilitaires se fait à la main et revient toujours très cher. Les dirigeants de Romahome le savent, pour casser le marché du camping-car, il va falloir frapper très fort, en partant d’un modèle au prix imbattable.
Le C15 hérite ainsi d’une cellule arrière fabriquée sur mesure. Derrière les sièges avant, deux banquettes disposées dans le sens de la longueur profitent de l’allongement du petit utilitaire français.
Plus surprenant, ce C15 dispose également d’un coin cuisine avec évier, rangements en tous genre et table de cuisson gazinière quatre feux pour partir à l’aventure.
L’entrée de cette petite maison sur roues se fait par l’arrière grâce à une porte par laquelle on peut entrer sans trop courber l’échine. La cellule du C15 étant surélevée. Un vrai camping-car qui va vite faire des jaloux.
Un collector difficile à trouver
Quelques mois à peine après ce lancement remarqué sur le marché anglais, un autre carrossier Britannique va développer son propre C15 camping-car. Nous sommes en juillet 1993 et la société Nu Venture veut sa part du gâteau, comme le raconte aujourd’hui le fils du fondateur.
« Tout a commencé en ce mois de juillet lorsque Nu Venture a été créé par mon père Gordon et son partenaire commercial de l'époque, Trevor. Depuis, nous sommes toujours situés dans la même rue à Wigan et sommes toujours restés fidèles au nom Nu Venture. Depuis le C15, nous sommes spécialisés dans la création petits vans à deux couchettes, réalisés sur mesure et toujours fabriqués à la main ».
Duel de C15 camping-car
La version Nu Venture propose un profil plus traditionnel, mais l’aménagement intérieur n’a rien à envier à son rival. Il reprend la même architecture intérieure avec les banquettes dans le sens de la longueur, transformables en petit salon avec table.
A l’arrière, il est également possible de préparer à manger ou de faire la vaisselle ou un peu de toilette. Aujourd’hui, on peut encore trouver certains de ces C15 camping-car sur le marché, mais ils sont rares. On a vu ces derniers mois deux exemplaires en vente en bon état.
On peut également trouver des C15 transformés par Autostar sous le nom d’Autostar Mascot en version deux ou quatre roues motrices, mais avec le volant à gauche. Mais attention, seuls quinze exemplaires ont été construits. Les prix de ces C15 pas comme les autres varient entre 4000€ et 12 000€.
Le C15 est définitivement le camping-car le moins cher du marché.


5 day_ago
36



























.jpg)






French (CA)