L’écaille est luisante et la voix, d’outre-tombe. Samedi soir, pour ouvrir les feux, Gims a envoyé un dragon. Sur l’écran de la Grande scène, il vous fixe de son œil jaune et déblatère une histoire de ténèbres, de forteresse et d’homme au destin mystique – on croit deviner de qui il parle. Après la vie de bureau de Katy Perry et l’armure magique d’Orelsan, l’ère est résolument aux concerts «concepts». Ou alors, Gims a re-regardé Game of Thrones.
De toute manière, le monstre, c’est lui. Plus gros vendeur de disques en France l’an dernier, Gims enflamme depuis plus d’une décennie les charts et les plateformes de streaming, où il crache des singles à une cadence effrénée. Des tubes calibrés pour les masses, rap chanté sur instrus pop plus ou moins chaloupées, sans oublier des featurings avec les jeunes comètes pour rester dans l’œil du rap game – comme récemment Theodora, autre invitée de marque de l’Asse cet été.


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