Les changements de présidence de groupe au sein des Grands Conseils passent souvent inaperçus. Mais lorsqu’ils sont annoncés «d’un commun accord» avec la personne en place, alors que son travail est largement salué, cela interroge. Le cas s’est produit vendredi matin au sein de l’UDC neuchâteloise. Le parti a communiqué aux aurores que sa cheffe de groupe, Roxann Barbezat, serait remplacée après trois ans dans cette fonction. Il souligne «son engagement constant et sa capacité à défendre les positions de l’UDC», avant de signaler que le groupe a néanmoins souhaité «ouvrir un nouveau chapitre en confiant cette présidence à une autre personne». En l’occurrence, le député Daniel Berger.
Ce communiqué provoque un sentiment pour le moins contradictoire. Pourquoi changer alors que tout semblait bien se passer? «C’est une décision autonome et démocratique du groupe. Je la déplore car Roxann Barbezat avait d’excellents résultats», répond le président du parti cantonal et député Raymond Clottu. La jeune femme de 34 ans élue en 2021 est d’ailleurs considérée comme une étoile montante de l’UDC neuchâteloise, devenue la quatrième force du canton depuis sa création en 2001, derrière le PLR, le PS et Les Vert·e·s. «Elle reste députée et fournit un très bon travail. Elle pourra davantage se concentrer sur sa carrière», poursuit Raymond Clottu.


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