C’est beau, un entraîneur détendu. C’est rare, aussi. Il est passé 23h ce samedi soir et Didier Tholot n’est pas pressé de remonter dans le car en direction du Valais. Mains dans les poches, le sourire en coin, l’entraîneur du FC Sion répond sereinement aux questions hors conférence de presse, fait mine de partir, revient, précise un point, repart, re-revient, détaille, prolonge ce qui n’est plus qu’une discussion à bâtons rompus. Jocelyn Gourvennec, lui, ne s’est pas attardé. Le Breton a huit ans de moins mais, ce soir, il paraît plus âgé. Servette compte 12 points de retard sur Sion, enchaîne un quatrième match nul consécutif (0-0) et n’a plus gagné à domicile depuis fin octobre. Ce sont ces chiffres-là qui marquent les traits d’un entraîneur.
Un mois après un spectaculaire 3-3, ce Derby du Rhône sans but ne lèse personne mais fait plus les affaires du FC Sion, qui garde sept points d’avance sur la barre, laquelle, dans six journées, séparera le destin des six premiers, propulsés dans un sprint pour les places européennes (car le titre est promis au FC Thoune), de celui des six derniers, qui chercheront à vite écarter tout danger de relégation avant de se projeter vers la saison suivante. Cette seconde hypothèse sera vraisemblablement le sort réservé à Servette et au Lausanne-Sport.


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