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Voici un court résumé de la vie de Roland de Jouvenel.
Il est né le 9 juillet 1931 et est mort le 2 mai 1946 d’une maladie qui ne fut pas diagnostiquée.
Enfant méditatif et réfléchi, il était extrêmement sensible. Certaines coïncidences le frappaient, où nous ne voyons que le fait du hasard ; il aimait les lier à un ordre mystérieux qu’il s’efforçait d’interpréter, il voyait là des avertissements. Il aimait tout ce qu’il y a de beau dans la création innombrable.
Il manifestait des dons psychiques (l’accident mortel de la Reine Astrid, la réconciliation franco-allemande, la solitude définitive de sa mère). Il avait pressenti sa mort bien avant les premiers symptômes de la maladie qui demeura inexpliquée. Il était d’une grande délicatesse et d’une non moins grande bonté. Dans les jours tragiques de sa maladie, toute sa conduite semblait commandée par le désir de se mettre en règle (visite du prêtre, eucharistie).
À sa mort sa mère fut révoltée, précipitée dans l’angoisse, la désespérance, le désir du suicide.
Ce désir, elle s’apprêtait à le mettre à exécution, elle avait décidé de se jeter, ou plutôt de se laisser tomber du haut de son balcon (4e étage) ; elle allait se pencher… Se pencher, basculer dans le vide, s’engloutir dans ce qu’elle croyait être le néant… lorsqu’une main énergique et invisible se posa sur son épaule et la retint. Très impressionnée, elle rentra dans son appartement et s’assit devant la photo de son fils; ce fut le début de l’apaisement, de la remontée. Elle reçut des signes de la survivance de Roland qu’elle mit d’abord sur le compte du hasard. Puis devant l’insistance de son fils à vouloir l’instruire des choses de l’au-delà et de fortifier sa foi, elle se fit docile aux messages… Si ton âme est limpide, le ciel se reflétera en toi, criblé de clarté céleste…
Première nuit
Puisque tu me demandes de venir : me voici. Ne te désole pas. Je suis là tout près de toi. Je t’aime. Fais bien ce que tu as à faire; écoute-moi souvent ; je suis heureux mais je t’attends. Il n’y en a plus pour longtemps.
Le paradis, c’est comme un jardin qui fleurit ; aime les fleurs, c’est notre rendez-vous ; je n’ai pas d’autres moyens de me manifester à toi ; elles sont mes agents.
Tu vas être heureuse, continue pour Frank cela me fait plaisir…
Dans ma détresse cette phrase « tu vas être heureuse » me parut dénuée de signification et ce n’est que le lendemain qu’elle prit un sens à mes yeux. Franck était un soldat américain que Roland aimait beaucoup, il venait souvent à la maison et fut dévoué lors de la maladie de mon fils. Depuis peu il était interné car il n’était pas rentré aux États-Unis après sa démobilisation. Ceci me tourmentait, car je savais la peine que Roland aurait eue… C’est alors que je reçus un monsieur qui cherchait un appartement à louer, il n’avait ni carte ni mot d’introduction. Désagréablement impressionnée, je me levais… puis au moment de lui serrer la main, inspirée par je ne sais qu’elle force, je lui posai cette question – Ne connaitriez-vous pas par hasard un Américain qui pourrait sortir d’ennui un de vos compatriotes?
Il me pria de lui dire le nom de mon protégé
- Frank K
- C’est moi qui le juge, me répondit-il.
Pétrifiée, je ne peux m’empêcher de me souvenir du message de Roland « Tu vas être heureuse, continue pour Frank… L’histoire de sa mise en liberté se déroula vraiment comme conduite par une main invisible… Frappée par l’étrangeté des coïncidences, je continuai à écrire.
Deuxième nuit
J’ouvre le cœur d’une rose ; dans ce cœur, il y a une goutte de rosée toute pleine des sept couleurs de l’arc-en-ciel ; ce n’est rien nous vivons clans de pluie d’étoiles. Les églises les plus décorées sont un petit aperçu de nos visions.
Ne cherche pas trop à t’étourdir ; tâche de trouver le calme, même dans l’inaction. Travaille à ton métier, je voudrais t’aider mais je ne peux souvent que te regarder.
Nous avons peu de moyens pour guider les êtres, et notre pouvoir ne s’exerce que sur ceux qui sont aimantés. Nous sommes impuissants sur ceux qui ne possèdent pas cet élément sacré. Et c’est à cause d’eux que tout se brouille.
Un ballet de marionnettes peut se coordonner, parce que tous les fils sont réunis dans une même main habile. Qu’un intrus arrive, et voici l’harmonie rompue. Il en est de même pour nos amis ; nous ne pouvons pas toujours les protéger contre la grossièreté des impies. Je ne peux pas t’éviter les chocs de ceux qui ne sont pas reliés. Nous nous aimions bien, le ciel va descendre en toi. Marguerite ( la grand-mère de Roland), je vais souvent la voir, elle peut beaucoup, le ciel va descendre en vous deux.
Ce sont les tous premiers messages de Roland à sa mère.
Il nous demande de prier beaucoup.
Est -il raisonnable d’ignorer les messages autorisés par notre Créateur à travers ses prédestinés ?
Roland de Jouvenel des Ursins est né le 9 juillet 1931 à Boulogne-Billancourt et mort le 2 mai 1946 à Paris (1er). Mort à 14 ans, il aurait dicté après sa mort à sa mère, par le biais de l’écriture automatique, des textes philosophiques et scientifiques que cette dernière publiera de 1948 à 1954 et qui feront l’objet de débats entre spécialistes.
Vue de la sépulture.


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