Le rendez-vous est fixé au milieu de la nuit en bas du volcan Arenal, qui domine la région de La Fortuna, au nord du Costa Rica. Officiellement, cette zone est interdite, trop dangereuse, trop fragile. Officieusement, la demande est là. Pour un prix de 135 dollars (105 francs) payés en liquide, certains guides surfent depuis une dizaine d’années sur la vague du tourisme de l’extrême, promettant un accès au plus près des cratères des cinq volcans encore actifs du pays qui culminent jusqu’à 3400 mètres.
Pour pénétrer dans la zone, nous contournons les barrières du parc national, traversons des terrains privés en soudoyant le propriétaire. Frontale vissée sur la tête, nous franchissons une jungle dense, puis poursuivons sur des pentes de basalte noir, abruptes, nécessitant d’être parfois escaladées à mains nues. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur du risque: lever de soleil, fumerolles, odeur de soufre, selfies avec promesse de likes.


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