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Six jours après l'attentat terroriste LGBTphobe meurtrier à la Pride de Berlin, un rassemblement s'est tenu à Lille, ce vendredi 31 juillet, en hommage et en révolte.
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Par Natheo Dillenseger Publié le 31 juil. 2026 à 20h39
Une minute de silence, 850 km plus loin. Ce vendredi 31 juillet 2026, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, place de la République, à Lille, suite à l’attentat terroriste LGBTphobe qui a fait une victime et une trentaine de blessés, pendant la Pride de Berlin, samedi 25 juillet.
Un hommage aux victimes et une lutte commune contre les discriminations et la récupération
Il était 18h30 quand le rassemblement s’est formé à l’appel du Collectif Lille Pride ce vendredi soir. Six jours après qu’un Allemand a foncé dans la foule de la Pride de Berlin avec une voiture. Le Collectif voulait « marquer le coup ».

Mais avec une mobilisation annoncée mercredi et en plein été, difficile de remplir la place. Plus de 50 personnes d’organisations différentes ont tout de même répondu à l’appel. « C’est important d’être présent à la fois pour la question de l’hommage et pour dénoncer la récupération faite par l’extrême droite », martèle Tristan Haute, membre de la coordination du Collectif.
Le communiqué du Collectif, lu vendredi soir, dénonce ainsi « les attaques subies par nos communautés » et « la récupération islamophobe et raciste de nos victimes ».
Certains militants ont notamment ciblé Jordan Bardella qui a tweeté : « La menace islamiste reste prégnante en Europe, et continue de viser ce qu’ils haïssent par-dessus tout dans notre civilisation, et que nous chérissons tant : la liberté. » Alors que le suspect, Abdul Ballout, né en Allemagne et d’origine libanaise, avait prêté allégeance au groupe État islamique.
À Lille vendredi soir, ce sont donc les liens entre le président du Rassemblement national et l’AFD (le parti d’extrême droite allemand) et « leur idéologie raciste et islamophobe » qui ont été dénoncés par les militants.
Des élus mobilisés mais pas forcément les bienvenus
Quelques élus ont également répondu à l’appel du Collectif Lille Pride, de l’ancien maire de Faches-Thumesnil, Patrick Proisy (LFI), aux élus de la majorité lilloise Marie-Pierre Bresson (EELV), Aneth Hembert (EELV), Agnès Durvin Kadak (EELV), en passant par les conseillers départementaux Stéphanie Bocquet (EELV) et Simon Jamelin (EELV). « C’est important qu’ils soient là pour manifester l’engagement des collectivités locales », estime Tristan Haute.
« Je tenais à être avec vous, puisqu’en effet, les discriminations LGBTQIA+ dans le monde montent de plus en plus. C’est important de savoir que la Ville s’engage sur cette question de façon importante. On va d’ailleurs bientôt préparer la 30e édition de la Pride. »
Mais cette présence et le « soutien de toute la majorité » adressé aux militants n’est pas totalement passé. « Je suis assez choqué qu’on laisse parler quelqu’un de la majorité alors que le PS a été à l’avant-garde des lois islamophobes, comme la déchéance de nationalité (projet auquel François Hollande avait finalement renoncé face aux contestations, ndlr) », s’est révolté un membre de l’Organisation de solidarité trans.

Avant que ce dernier poursuive son discours, tourné vers les militants : « L’horreur nous rassemble […] Nos vies et nos existences sont toujours plus menacées […] Chaque année nous constatons à quel point les forces réactionnaires veulent nous faire disparaître. »
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