JusticeEnquête

Incendies de véhicules, tirs d’armes automatiques, jets de cocktails Molotov : en avril 2025, un mystérieux mouvement de « défense des prisonniers français » faisait grand bruit. Un an plus tard, Mediapart a eu accès à des éléments de l’enquête judiciaire, qui révèlent le rôle central de détenus liés au narcotrafic.

4 mars 2026 à 12h12

Le 13 avril 2025, vers 23 heures, deux hommes se déplaçant à bord d’une voiture volée incendient sept véhicules stationnés devant l’École nationale de l’administration pénitentiaire (Enap), à Agen (Lot-et-Garonne). Pour la première fois, l’inscription « DDPF », pour « droits des prisonniers français », apparaît taguée au sol. Cette attaque, filmée et diffusée sur une chaîne Telegram aussi baptisée « DDPF » donne le coup d’envoi d’une opération d’intimidation menée à travers la France pour cibler l’administration pénitentiaire.