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« Ce que les astronautes d'Artemis II ont accompli au cours des dix derniers jours témoigne de leur bravoure. Et le fait qu'ils se soient aventurés plus loin de la Terre que quiconque auparavant, qu'ils aient réintégré notre atmosphère à plus de 24 000 mph et qu'ils aient amerri en toute sécurité, témoigne de l'ingéniosité humaine. » (Barack Obama, le 11 avril 2026 sur Twitter).
L'ancien Président des États-Unis Barack Obama a continué à rendre hommage à la NASA et aux quatre astronautes qui ont achevé leur mission Artemis II autour de la Lune. C'est bien d'être fier d'être Américain, mais c'était Barack Obama qui avait coupé les fonds pour ce programme lunaire qui ne doit sa poursuite qu'à son successeur Donald Trump lors de son premier mandat, en 2017. Qu'importe ! L'exploit américain, ou plutôt, américano-canadien (parmi les astronautes, il y a un Canadien), dépasse largement les nationalités et les frontières, et c'est de l'humanité qu'il s'agit.
Dans un précédent article, j'avais évoqué le programme du voyage des quatre astronautes vers la Lune. Ils ont décollé dans la nuit du 1er au 2 avril 2026 à bord d'un vaisseau Orion et sont allés jusqu'à la Lune, survolant sa face cachée comme on ne l'a jamais fait, et sont repartis vers la Terre jusqu'à amerrir dans la nuit du 10 au 11 avril 2026.
Chance ou perfection de la préparation et de l'organisation (ou les deux), aucun fâcheux imprévu n'a eu lieu, si bien que le mission a été un grand succès à la fois technologique et, bien sûr, humain et politique.
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Un record est désormais acquis : jamais des êtres humains ne sont allés aussi loin de leur planète Terre, à savoir à 406 711 kilomètres, atteints le 7 avril 2026 à 1 heure 02 (heure de Paris : je mets ici toutes les heures en heure de Paris). Le précédent record avait eu lieu au cours de la mission Apollo XIII à 400 171 kilomètres de la Terre (le 15 avril 1970, il y a cinquante-six ans).
Pondérons ce record : c'est un tout petit bout d'Espace que l'être humain s'est permis de visiter. En effet, l'Univers observable s'étend actuellement sur plus de 93 milliards d'années-lumière (une année-lumière, c'est la distance que parcourt la lumière pendant une année, c'est-à-dire à la vitesse de 300 000 kilomètres par seconde). En d'autres termes, l'Univers observable est une sphère de diamètre 93 milliards d'années-lumière dont le centre est la Terre (l'âge de l'Univers est de 13,8 milliards d'années et l'Univers est en expansion). 93 milliards d'années-lumière... et l'être humain n'est allé à ce jour qu'à 1,3 seconde-lumière de la Terre ! C'est très petit !
L'un des temps forts de cette mission a été le survol de la face cachée de la Lune, qui s'est fait à 6 545 kilomètres d'altitude, le 7 avril 2026 à 1 heure du matin. La Lune étant placée entre le vaisseau et la Terre, les communications ont été interrompues pendant le temps du survol, soit 40 minutes, le 7 avril 2026 entre 0 heure 46 et 1 heure 24.
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Dès le 7 avril 2026 à 0 heure 41, les quatre astronautes ont pu admirer un coucher de Terre sur la Lune. Cette photographie de la NASA, mise au début de l'article, restera certainement dans l'histoire de l'exploration spatiale. Une autre photographie permet de voir plus nettement la surface lunaire (face cachée).
L'équipage a pu ainsi observer de près la face cachée et en particulier, ils ont pu mettre en évidence deux nouveaux cratères qu'ils ont découverts à cette occasion, l'un a été baptisé du prénom (Caroll) de l'épouse décédée du commandant de bord.
Quelques heures après le coucher de Terre, l'équipage a pu également admirer une éclipse totale du Soleil qui a duré 57 minutes, toujours le 7 avril 2026 entre 3 heures 35 et 4 heures 32. Une photographie a pu illustrer cette éclipse totale, la Lune cachant le Soleil, et l'on peut voir des points blancs qui sont des météorites qui se sont heurtées à la surface de la Lune.
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L'observation de la couronne solaire dans ces conditions a été plus précise que sur Terre. La Terre a éclairé une partie de la Lune par sa réflexion de la lumière solaire. Des planètes du Système solaire étaient également observables, en particulier Mercure, Vénus, Mars et Saturne.
L'Espace est une aubaine pour l'observation astronomique. Ainsi, le 8 avril 2026, l'équipage a pu faire cette magnifique photographie de la Voie lactée et du Nuage de Magellan (10 secondes de pose à ISO 12800) beaucoup plus précise qu'à la surface de la Terre (qui, elle, est couverte d'une atmosphère).
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Après ce survol de la face cachée de la Lune, le vaisseau a pris le chemin du retour, sans apport d'énergie, en s'aidant de la gravitation lunaire, pour revenir vers la Terre. Quelques heures après, toujours le 7 avril 2026, l'équipage a eu un appel téléphonique d'une quinzaine de minutes avec d'autres astronautes séjournant dans la station spatiale internationale (ISS), en particulier avec la Française Sophie Adenot.
Après trois jours de voyage, Orion est arrivé à proximité de la Terre, prêt à amerrir. C'était un moment très critique, voire le plus crucial. Lors de la mission Artemis I, le retour dans l'atmosphère a été tellement "chaud" que cela avait endommagé le bouclier thermique du vaisseau. Pour Artemis II, il a été décidé de rentrer dans l'atmosphère encore plus rapidement avec un angle d'inclinaison plus fort, pour réduire les dommages possibles en réduisant la durée des échauffements.
Cela restait pourtant très dangereux pour la vie des passagers. Jugez-en vous-mêmes ! Toute l'opération (critique) a duré environ trois heures en tout. L'équipage s'est vêtu d'une combinaison spéciale. Le 11 avril 2026 à 1 heure 23, le vaisseau s'est séparé du module ESM (le moteur du vaisseau, sa source d'énergie, ainsi que les réserves en eau et oxygène), qui s'est éloigné du vaisseau pour se désintégrer dans l'atmosphère.
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À 1 heure 53, la vaisseau a rencontré les premières couches d'atmosphère, sollicitant très fortement le bouclier thermique par le frottement avec l'air. Sa température a atteint 2 760°C. Cela a créé un plasma (gaz ionisé) autour de la capsule, qui, heureusement, est resté à l'extérieur du vaisseau, et l'équipage était protégé par les matériaux fortement isolants du bouclier thermique. Orion est entré dans l'atmosphère à 122 kilomètres d'altitude et à la vitesse de 40 300 kilomètres par heure.
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À 7,5 kilomètres d'altitude, deux premiers parachutes ont permis de réduire la vitesse de chute d'Orion à 500 kilomètres par heure. Puis d'autres parachutes sont venus renforcer le freinage jusqu'à une vitesse de 27 kilomètres par heure au moment du point d'impact avec l'Océan Pacifique le 11 avril 2026 à 2 heures 07 minutes 27 secondes du matin, au large de San Diego, en Californie. Ouf, tout s'est bien passé !
Ces trois heures de chute étaient effrayantes. Les quatre astronautes sont vraiment des héros. Vu le niveau des énergies, c'était presque suicidaire d'accepter une telle mission ; il faut imaginer qu'ils étaient entourés pendant treize longues minutes d'un plasma qui pouvait atteindre une température de plus de 2 500°C ! Et en plus, la présence du plasma empêchait toute communication avec la base.
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L'équipage a été récupéré par la Marine américaine au bord d'un porte-avion. Après quelques heures de repos, les héros ont ensuite participé à une conférence de presse où ils ont été ovationnés par la foule. Cette mission a été un véritable succès et c'est presque un miracle qu'il n'y ait pas eu de problème...
Enfin, pas de problème majeur, qui aurait pu mettre en péril la vie des quatre membres d'équipage, car des petits problèmes, il y en a toujours eu et il en aura toujours, comme ce problème rencontré le 3 avril 2026 avec des toilettes bouchées ! En effet, le tube d'évacuation de l'urine a été bouché par le gel de l'urine, rendant impossible son évacuation à l'extérieur. Il a fallu faire pivoter le vaisseau pour chauffer le tube en question avec les rayons du Soleil et de l'air chaud pulsé par ailleurs.
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2 month_ago
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