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Si les enfants doivent forcément hériter à parts égales de leurs parents, certaines dispositions peuvent être envisagées afin de protéger l’un d’eux au moment de la succession.
Olivier Delahaye - 11 avr. 2026 à 08:00 | mis à jour le 11 avr. 2026 à 10:13 - Temps de lecture :
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La loi française interdit de déshériter ses enfants. En tant qu’héritiers réservataires, ils ont droit à tout un pan des biens de la succession (maison, meubles, argent…) appelé réserve héréditaire.
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La règle commune veut que cette réserve, dont la valeur est estimée au jour du décès, soit déterminée en proportion du nombre d’enfants. Si vous avez un enfant, elle est égale à la moitié des biens ; pour deux enfants, aux deux tiers ; et à partir de trois enfants, elle atteint trois quarts des biens.
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L’autre principe guidant la répartition des biens entre les enfants est celui de l’équité : chaque enfant doit hériter d’une part égale aux autres. Ainsi, sur cette réserve héréditaire, il s’avère impossible de favoriser un enfant plutôt qu’un autre.
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La loi française interdit de déshériter ses enfants. En tant qu’héritiers réservataires, ils ont droit à tout un pan des biens de la succession (maison, meubles, argent…) appelé réserve héréditaire.
La règle commune veut que cette réserve, dont la valeur est estimée au jour du décès, soit déterminée en proportion du nombre d’enfants. Si vous avez un enfant, elle est égale à la moitié des biens ; pour deux enfants, aux deux tiers ; et à partir de trois enfants, elle atteint trois quarts des biens.
Rédiger un testament
L’autre principe guidant la répartition des biens entre les enfants est celui de l’équité : chaque enfant doit hériter d’une part égale aux autres. Ainsi, sur cette réserve héréditaire, il s’avère impossible de favoriser un enfant plutôt qu’un autre.
Pour autant, si vous souhaitez avantager l’un d’eux, par exemple un enfant souffrant d’un handicap, il existe trois solutions principales. La première est de se servir de la part d’héritage restant, appelée quotité disponible. Pour ce faire, l’outil essentiel est le testament, en précisant que cet enfant recevra tout ou partie de cette quotité.
Effectuer une donation
Autre solution : la donation. Réalisée de votre vivant, celle-ci peut en effet être consentie hors part successorale, en veillant toutefois à ce qu’elle ne vienne pas empiéter sur la réserve héréditaire. Vous pouvez par exemple donner un appartement (un acte notarié devra alors être signé).
Ainsi, au moment du règlement de la succession, il ne sera pas tenu compte de cette donation pour le partage ; autrement dit, l’enfant favorisé demeurera propriétaire des biens acquis par la donation tout autant que de sa part de réserve héréditaire.
Choisir l’assurance vie
L’assurance vie est un placement hors succession. Il n’entre donc pas dans la masse partageable et n’a pas à respecter la réserve héréditaire. Il est possible de s’en servir pour gratifier un enfant en particulier en le mentionnant comme bénéficiaire.
Vous pouvez aussi prévoir de partager la clause bénéficiaire en plusieurs parts, en indiquant que l’un des enfants touchera un pourcentage plus important du montant.
Attention à ne pas abuser de cette clause pour contourner la réserve héréditaire. Le Code des assurances prévoit en effet que si un montant s’avère manifestement exagéré en faveur d’une personne, l’assurance vie pourra être rapportée à la succession.
De manière générale, favoriser un enfant dans le cadre d’une succession doit toujours se faire en accord avec les autres enfants afin de prévenir tout litige et éviter que celui qui est avantagé ne doive faire face à un conflit avec ses frères et sœurs. Le calcul de la quotité disponible suppose également une grande attention. L’on ne saurait trop conseiller de faire appel à un notaire pour le déterminer au plus juste.


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