Accusations, attaques et revendications fracassantes? Des piques ont bien été lâchées contre l’Espagne lors de la réunion d’urgence sur Ceuta, qui a rassemblé les ministres de l’Intérieur des 27, ceux des pays associés à Schengen, ainsi que la Commission européenne, Frontex et Europol. Mais après plus de trois heures d’échanges nourris, le ton était surtout à l’apaisement. Et à la volonté d’étouffer les divisions. L’image de l’Union européenne est sortie suffisamment écornée de cette crise. Même le Danemark, qui avait rapidement emboîté le pas à l’Italie en réclamant que l’Espagne soit «bannie» de l’espace Schengen, a désormais des mots doux pour Madrid, se disant «très satisfait» que le pays ait réagi rapidement.
Les ministres ont en revanche admis que la communication en période de crise méritait d’être «améliorée» pour être «plus cohérente». Une manière de reconnaître une cacophonie et zizanie diplomatique inutiles.


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