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Le sommet du G7 qui s’amorce ce lundi pourrait s’avérer décisif pour cimenter l’accord préliminaire entre Washington et Téhéran, et paver la voie à sa signature finale dans les prochains jours, estime le premier ministre Mark Carney.
« Nous aurons l’occasion, dès ce soir au G7 à Évian, d’examiner comment nous et d’autres pays pouvons contribuer à consolider les avancées réalisées », a déclaré lundi le chef du gouvernement canadien sur le tarmac, à son arrivée à Genève.
Il transitait par la capitale de la paix en route vers Évian-les-Bains, en France, où s’ouvre le sommet du G7. Il terminait tout juste trois jours de visites bilatérales, d’abord en France, puis en Irlande.
Les détails de cet accord — annoncé dimanche soir par le président Donald Trump le jour de son 80e anniversaire — sont encore fragmentaires. Sa signature est attendue ce vendredi à Genève, parallèlement à la réouverture prévue du détroit d’Ormuz. Les parties engagées auront ensuite 60 jours pour amorcer des négociations en vue d’un accord définitif.
Le premier ministre Carney a salué l’accord visant à mettre fin à près de quatre mois de conflit, indiquant que le président Donald Trump avait « travaillé très dur » pour y parvenir. Il a également évoqué l’occasion, pour les dirigeants, de discuter des moyens de rendre leurs systèmes énergétiques plus résilients « lorsque surviennent des conflits ou des chocs énergétiques ». Il n’a pas pris de questions des journalistes sur le tarmac.
Dans une déclaration commune publiée plus tôt lundi, les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume-Uni ont salué l’« avancée diplomatique » entre les États-Unis et l’Iran. Il s’agit du premier signal concret de désescalade depuis le début du conflit.
Toujours pas de bilatérale prévue
L’accord de paix devrait effectivement occuper une place centrale lors du sommet, mais les dirigeants n’éluderont pas pour autant les autres dossiers au menu. Les enjeux commerciaux, notamment la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique devrait être abordée, même si Mark Carney a choisi d’en minimiser l’importance au cours des derniers jours.
Lundi, on ignorait toujours si MM. Carney et Trump allaient se rencontrer en tête-à-tête lors de leur passage commun à Évian. Le premier ministre a d’ailleurs tempéré les attentes à cet effet, alléguant que les crises géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine seraient au cœur des échanges collectifs, et qu’elles ne se prêtaient pas à des rencontres bilatérales.
Questionné sur les enjeux commerciaux avec le président américain, Mark Carney a plutôt renvoyé la responsabilité à son ministre Dominic LeBlanc, qui sera lui aussi présent au sommet. Ce dernier doit rencontrer le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, aux côtés de la négociatrice en chef Janice Charette, en marge de l’événement. On ignore encore la date précise de leur rencontre.
Le sommet s’ouvrira officiellement ce lundi par un dîner de travail entre les chefs d’État et de gouvernement. Outre les séances collectives, Mark Carney s’entretiendra avec les dirigeants de l’Union européenne, António Costa et Ursula von der Leyen.
Ce sommet du G7 en Haute-Savoie, qui s’échelonne sur trois jours, réunit les leaders de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des représentants l’Union européenne.


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