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PHOTO : Radio-Canada / Nelly Albérola
Le débat sur le projet de TGV Québec-Toronto en 6 questions
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Train à grande vitesse
Le gouvernement Carney veut relier les principales villes du Québec et de l’Ontario avec un TGV qui doit entrer en service d’ici 10 ans. Le chantier doit commencer en 2029, mais le projet divise dans les 2 provinces. Voici 6 questions pour y voir plus clair.
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D’où viennent les critiques?
L’opposition est surtout sur deux fronts : des agriculteurs qui vivent dans le corridor proposé pour le trajet, qui craignent de perdre leurs terres, et le Parti québécois (PQ), qui a annoncé cette semaine qu’il retirera le Québec du projet s’il forme le prochain gouvernement. Le PQ estime que le TGV serait trop coûteux pour ce qu’il apporterait à la population québécoise.
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Des gens chassés de chez eux?

Le trajet proposé s’arrêterait à Peterborough et à Ottawa, en Ontario, ainsi qu’à Laval, Montréal et Trois-Rivières, au Québec.
Le nombre d’expropriations dépendra du tracé final, mais il est certain qu’il y en aura. Une estimation pour le tronçon entre Montréal et Ottawa (moins du quart du parcours) prévoit le déplacement d’environ 1700 ménages, dont 500 agriculteurs. Il y a aussi de l’incertitude dans les villes où il doit passer (mais pas s’arrêter), comme à Mirabel, sur la Rive-Nord de Montréal.
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Des avantages à vivre le long des rails?
Le TGV pourrait générer des retombées économiques de 48 milliards $ sur 40 ans et créer 43 000 emplois, selon une étude commandée par Alto, la société qui pilote le projet. Ces retombées seraient toutefois concentrées là où le train s’arrêtera.
PHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers
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Et combien ça coûterait?
- Alto évalue son projet entre 60 milliards $ et 90 milliards $.
- Le PQ, qui cite le calcul d’un député bloquiste à Ottawa sans toutefois le détailler, parle de 200 milliards $.
- Les experts coupent la poire en deux et évoquent des chiffres entre 112 milliards $ et 140 milliards $, en se basant notamment sur les projets similaires en Europe.
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Peut-on donner l’argent aux provinces à la place?
C’est ce que réclame le PQ, qui veut obtenir 40 milliards $ (pour entretenir les infrastructures du Québec) en se retirant du projet. Mais rien n’oblige Ottawa à accepter, parce que le financement du TGV est entièrement assumé par le fédéral.
PHOTO : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
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Quelle est la meilleure option, selon les experts?

Un rapport produit par 3 spécialistes indépendants propose à Ottawa de renoncer au TGV au profit d’un train à grande fréquence (TGF). Il serait moins rapide, mais plus que l’auto (160 à 200 km/h), et pourrait utiliser des voies ferrées existantes. Il en coûterait environ 2 fois moins cher tout en limitant les expropriations, selon le rapport.
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- « Entre Montréal et Ottawa, un TGV gagne 19 minutes par rapport au TGF. [...] Avec les données existantes de coûts et de bénéfices annoncés, on constate que c’est un projet qui n’est pas rentable, ni financièrement, ni même socialement. »
JACQUES ROY
Professeur au Département de gestion des opérations et de la logistique à HEC Montréal et coauteur du rapport


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