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La comédienne est l’une des trois héroïnes, avec Léonie Simaga et Léa Léviant, de ce thriller dans le milieu de la chirurgie esthétique qui débute sur France 2.
Passer la publicité Passer la publicité« «Génération bistouri». C’est ainsi que Gabrielle Pasquier (Hélène de Fougerolles), journaliste d’investigation à Bordeaux, a l’intention d’intituler son enquête. Un chirurgien esthétique a été retrouvé mort sur le parking de sa clinique. Les suspects ? Ses associés, notamment, mais surtout Jessica Valoire (Léa Léviant, vue dans Sous la Seine et Mortel), une jeune femme défigurée suite à une intervention ratée qui le harcelait. Sarah Santoni (Léonie Simaga), la capitaine de police chargée de l’affaire, cache son lien particulier avec le défunt : c’est le docteur Belmont qui a permis sa reconstruction faciale après une agression, grâce à 19 opérations et un soutien psychologique sans faille.
«Cette série prend la forme d’un polar mais elle permet avant tout d’évoquer le rapport à la beauté, de parler de nous et d’une pratique qui concerne désormais tous les milieux et devient un véritable phénomène de société», souligne sa productrice Iris Bucher. «Jessica a été victime d’une beauté normée imposée par les réseaux sociaux et la télé-réalité avant de l’être par le chirurgien», note la journaliste dans la fiction. Gabrielle n’a pas peur de vieillir. «Je ne me pose même pas la question. On ne perd rien, on se transforme. C’est un privilège», dit-elle. Mais Jessica, elle, rêvait de son quart d’heure de gloire à l’écran, notamment, enfant malheureuse, pour exister, enfin, dans le regard d’une mère absente. Recalée, moquée, son physique ne répondant pas aux canons en vogue, elle a cédé aux sirènes du scalpel...
Cette série en 4x52 minutes, écrite par Isabel Sebastian et réalisée par Émilie Grandperret, livre trois beaux portraits de femmes, leur force, leur fragilité, leur rage aussi parfois. Sans négliger ses personnages secondaires : le patron de Gabrielle, amant amoureux déçu de l’indépendance forcenée de sa maîtresse ; le conjoint jaloux de Sarah... Plus conventionnel que Surface, avec Laura Smet, précédente production de Quad Drama, Apparences, n’en reste pas moins un solide thriller, dans un univers rarement abordé par la fiction et qui interroge sur des thématiques fortes : la résistance psychologique aux diktats du beau, la notion de bien-être personnel...
«Le sujet est très d’actualité, sur ce que l’on est prêt à faire pour essayer de croire que l’on sera mieux physiquement, confie Hélène de Fougerolles. J’ai trouvé Gabrielle inspirante, elle se fiche des codes. La chirurgie esthétique ne lui était jamais venue à l’esprit. Elle n’a pas besoin du regard des autres pour être approuvée, et ça m’a fait du bien, moi qui, en tant que comédienne, ai passé toute ma vie à ça ! Vieillir à l’écran est un vrai parcours. C’est plus facile en vivant à la campagne, comme c’est mon cas désormais, où l’on est moins exposée quand on sort...» A-t-elle été elle-même tentée par la chirurgie esthétique ? «Je me suis posé la question beaucoup, longtemps, avoue-t-elle volontiers. J’ai fait de petites retouches, depuis dix ans jusqu’à il y a deux ans environ et, depuis, j’ai arrêté. Je garde les numéros de téléphone, au cas où, mais à 53 ans, j’ai attaqué le yoga du visage. On verra si ça marche !»


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